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Rencontre forcée au crépuscule [PV-Laïko]
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Description: Un vampire aux cheveux blanc de neige et aux yeux rouge sang. Un fomoire aussi fou qu'intelligent. Cela fait maintenant mille ans que Jëbryel foule le sol du Naldor. Lui qui avait commencé sa vie misérablement s'était aujourd'hui hissé dans les plus hautes sphères de Serkheim. Attention toute fois à ce que vous faites quand il est dans les parages. Il est des choses à ne pas faire en présence d'un fou.
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Mer 6 Mar - 14:10
Cela faisait plus d'une semaine que j'avais quitté les frontières de Serkheim pour parcourir les vastes terres du Nedora. Il me fus assez difficile de laisser derrière moi mon frère mais cette mission nécessitait la plus grande discrétion. En effet, j'avais été chargé de retrouver un traître, et assassin de surcroît, qui avait déserté Serkheim depuis peu. Les renseignements envoyés par les divers espions du royaume disséminés dans tout le Naldor m'avaient permit de retrouver la trace du traître. Il semblait avoir fuit jusque dans un petit village niché dans les falaises de Forine.

Dès l'instant où je sus où il se terrait, j'avais enfourché ma monture, un splendide cheval noir élevé à Ezoth Dûr. Sans lui, le voyage aurait été plus long même si je pouvais chevaucher en plein jour grâce à la petite breloque ensorcelée qui pendait à mon poignet.

J'arrivai donc aux abords du Village Forine en fin d'après-midi. Les jours n'avait cesser de décroitre en ce mois de Seolor, aussi bien qu'il n'était pas encore trop tard, le jour commençait lentement à céder la place à la nuit.

"Parfait, le temps est avec nous..."
"Il faut encore le localiser..."

Le village était en soit très accueillant et chaleureux. Je contemplai un instant des hommes et des femmes occupés à leur vie de tout les jours, avant de me diriger vers la taverne du coin. A l'intérieur, la convivialité se ressentait. Les rires remplissaient presque autant la salle que les occupants qui si trouvaient. Je me frayai néanmoins un passage jusqu'au bar et commandai une bière pour les apparences. Je partis ensuite m'installer à une table vide, dans le coin le plus sombre de la taverne. Ma capuche rabattu sur mon visage plongeait mon visage dans l'ombre de sorte que lorsque je portais la choppe à mes lèvres je n'étais pas forcé de boire pour donner l'illusion de le faire.

Je scrutai les gens qui m'entouraient. Tous des humains... Faibles et stupides... Avec mes pouvoirs, je pourrais tous les tuer. J'aurais raser la ville, si cela pouvait m'aider à débusquer ma proie. Mais Astérion avait été très clair. Je ne devais en aucun cas user de ma force hors de Serkheim au risque de déclencher des incidents diplomatiques. Dis comme ça, cela impressionne forcément. Aussi j'acceptai sa requête et me retrouvai donc obligé de traîner parmi ces imbéciles dans l'espoir de trouver le vampire que je recherchais.

"Ne désespérons pas... Il va se montrer."
"J'espère bien..."

Une heure passa sans que rien ne se produisent quand soudain, j'aperçus ma cible. Celle-ci entra dans la taverne et jeta un regard circulaire. Apparemment, il cherchait quelqu'un et ne l'avait pas trouvé car son visage se renfrogna et il quitta aussitôt la taverne. Je le suivis immédiatement.

Dehors le crépuscule cédait peu à peu sa place. Les dernières lueurs du soleil n'allait pas tarder à s'estomper. Usant de mon umbromancie je m'enveloppai d'ombre et longeai les bâtisses pour passer inaperçu. Ma proie se trouvait à une bonne centaine de mètre devant moi. A cette distance, même si ses yeux perçaient les ombres, il aurait du mal a y voir un nocturne qui le poursuivait.

Je dois dire que j'étais intrigué. Qui pouvait-il bien chercher ainsi dans ce petit village? Les renseignements que j'avais reçu ne faisait en aucun cas mention d'autres vampires présent dans cette bourgade. Il serait donc plus utile d'attendre de voir ce qu'il mijote avec son éventuel comparse avant de les éliminer tout les deux. Au moins, j'aurais des informations à rapporter à Serkheim.

Je continuais à suivre le traître. Toutes mes pensées étaient tourner vers lui, au point que, malgré mes sens aiguisés de nocturne, je n'entendis que trop tard les bruits de pas qui fonçaient dans ma direction...

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Mer 6 Mar - 15:48
La soirée s’était pourtant bien entamée...

Cela faisait maintenant trois jours qu’il sillonnait le village, cherchant services et travaux à réaliser. Son maigre pécule diminuait malgré tout de jour en jour. Laïko n’avait bientôt plus de moyen de louer la misérable chambre située à l’étage d’une petite taverne bruyante. C’est donc tout naturellement qu’il décida d’user de manières moins… légales, disons-le clairement, pour se remplumer. Et bien chanceux, il n’eut pas besoin de chercher longtemps. Ni très loin, d’ailleurs, puisqu’il trouva son bonheur sous le plancher de ses habitations.

Les tavernes étaient les endroits favoris des joueurs invétérés, c’était bien connu. Cartes, dés, pièce, poignard. Tout était prétexte à défier son voisin pour ramasser quelques pièces et boire un coup de plus, sans oublier de se moquer du perdant, cela va de soi. Notre jeune homme préférait les jeux de dés, et, en sortant les siens d’une de ses poches, il observa la salle visiblement bondée ce soir-là. Il hésita à s’asseoir en face d’un homme visiblement seul, encapuchonné, dans le coin le moins éclairé de l’établissement, mais s’en retint. Il aurait été facile de le duper, et il ne semblait pas vraiment là pour se détendre.


- De toute façon, il s’en va, marmonna-t-il.

Laïko serra son poing sur ses dés lorsqu’il trouva une table occupée par trois hommes aux allures simplettes portés par la boisson. Idiots… mais armés. Parfait.
Se faufilant jusqu'à eux, il prit place à leur côté sans dire mot et posa ses dés sur la table, en esquissant un petit sourire. Retirant sa capuche pour se rendre presque innocent, il annonça le jeu, les règles, puis les gains, assez conséquents. Pour rajouter un challenge, il proposa d’être seul contre les trois buveurs. Avec un tel avantage, ces derniers finirent par accepter. C’est à ce moment que les deux jeux commencèrent. Le jeu de dés, bien sûr, mais également le jeu personnel de Laïko, qui consistait à plumer ses adversaires à petit feu. Il perdait de temps à autre, c’est certain, mais plus les quatre joueurs recommençaient de parties, plus Laïko gagnait de l’argent. Une chance hors du commun ? Il le laissait paraître. Mais l’Osirique était la principale coupable. Laissant toujours une de ses mains sous la table, il choisissait qui faisait un 6, et qui faisait un simple 2.

C’est finalement après la septième partie et après avoir doublé l’argent qu’il possédait que le jeune mage fit un faux mouvement de la main et ruina sa couverture. Un dé ne renverse généralement pas une chope pleine, et même ces idiots le remarquèrent. Démasqué, il commença à rassembler ses gains et par un dernier mouvement de la main pointa l’un des trois hommes en criant.


- Cet homme a perdu notre jeu, il paye sa tournée !

Rien de tel pour se faire la malle rapidement. L’allégresse de certains habitués résonna jusqu’au travers des murs de la taverne, d’où Laïko avait enfin réussi à s’extirper sans qu’on le poursuive. Du moins jusqu'à ce que la porte s’ouvre à nouveau pour y laisser sortir les trois gugusses, hués pour n’avoir pas payé l’alcool promis. Ils cherchèrent rapidement l’homme qui venait de les arnaquer, avant de l’apercevoir, assit nonchalant sur un banc, au bout de la rue.
La promesse d’une fuite improvisée ravit Laïko qui attendait que les trois enragés rattrapent leur retard avant de se décider à fuir. Cette course n’était qu’une petite balade nocturne pour lui. Échapper à des crétins éméchés était d’une facilité déconcertante, s’il n’eut pas foncé en plein dans un obstacle invisible. Roulant au sol, il maudit ce qu’il avait percuté.

La soirée s’était pourtant bien entamée...

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Mer 6 Mar - 20:07
Je n'en revenais toujours pas. Comment avais-je pu laisser un tel événement se produire? J'avais la tête ailleurs à n'en pas douter, mais de là à ne pas remarquer l'individu qui me fonçait droit dessus...

Je me trouvais actuellement par terre allongé de tout mon long. La personne m'avait percuté de plein fouet et gisait aussi à mes côtés. J'en conviens que la faute me revient plus qu'à elle puisque c'est moi qui me promenait dans le village sous le couvert des ombres de mon umbromancie. Néanmoins, la colère me monta à la tête. Pourquoi s'était-il ainsi jeter dans mes ombres en n'y voyant rien?

Je me redressai aussitôt, gardant mon visage dans l'ombre de ma capuche et posai enfin les yeux sur la personne qui venait de me renverser dans sa course. L'individu faisait à peu de choses près ma taille, était semble-t-il un homme et lui aussi masquait son visage avec une capuche. Je voyais tout de même de longues mèches de cheveux blancs en sortir. L'espace d'un instant, j’eus une hésitation. Était-ce un vampire? Non, cela paraissait impensable. Si tel avait été le cas, il m'aurait vu et jamais il ne me serait rentré dedans. Son odeur finit cependant de me convaincre. Humaine, à n'en pas douter.

Que devais-je faire de lui à présent? Je ne pouvais pas vraiment me permettre de perdre de vue ma cible. Je reportai alors mon attention sur le vampire que je filais. Il avait disparu... Je reportai de nouveau mon attention sur l'homme qui s'était redressé.

"Tuons-le. Il n'a que ce qu'il mérite..."
"Toi, tu vas regretter d'avoir croiser ma route, misérable humain."

La suite était déjà écrite dans ma tête. Plonger ma main droite vers son cou, le soulever un peu de sorte à ce qu'il ne touche plus le sol. Avec mon autre main, dégainer l'une de mes dagues d'argent puis l'égorger sommairement avant de tenter de retrouver le vampire. Malheureusement, rien ne se passe réellement comme on le voudrait.

Accourant dans notre direction, trois ivrognes beuglaient et insultaient apparemment l'homme qui me faisait face. Il n'était pas difficile de comprendre de quoi il en retournait. A coup sûr, il avait tenter de les rouler, peu importe la manière.

"On peut dire que c'est ton jour de chance, humain. Laisses-moi te proposer un petit jeu: débarrasses-toi de ces types et je te laisses la vie sauve. Si tu tente de t'enfuir, c'est moi qui me charge de te tuer."

"Nous n'avons pas de temps à perdre..."
"Je préfère m'occuper de son cas tout de suite et repartir en chasse après."

Je m'éloignai de lui de quelques pas...

"Que le jeu commence..." murmurais-je.

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Jeu 7 Mar - 17:03
L’obstacle était donc vivant. Et passablement énervé qui plus est. Sa manière de parler trahissait son appartenance non-humaine, ou un profond dégoût pour cette même race. Enfin, il avait d’autres chats à fouetter que de taper la causette avec celui qu’il avait percuté. Les trois énergumènes l’avaient rattrapé. Il fallait maintenant s’en débarrasser. Il aurait pu fuir le combat à nouveau, comme dans la taverne, mais les menaces de ce mystérieux personnage ne présageaient rien de bon. Et Laïko n’avait pas non plus envie d’être pourchassé par une personne de plus. Bref, le combat était inévitable.

- Tu vas morfler sale tricheur, lança un des trois hommes entre deux grandes respirations.

Inévitable, mais pas forcément compliqué. Et avec ces crédules, rien de mieux qu’un peu de mise en scène. Remettant sa capuche, Laïko fit face à ses trois adversaires qui dégainèrent, comme pour annoncer le début des hostilités. Attrapant l’une de ses deux épées, il dessina grossièrement un symbole dans le sol terreux, qui eut pour effet une fois terminé de projeter un petit nuage de poussières sur les pochards.


- En avant pour le spectacle, marmonna-t-il, sourire aux lèvres.

Il s’élança après que sa petite diversion consistant à lever un voile de poussières grâce à l’Osirique se couronna de succès. Totalement pris par surprise et aveuglés, les trois hommes avaient baissés leurs gardes. Laïko en profita et fonça sur le premier venu, lui agrippant les cheveux de sa main libre avant de lui enfoncer violemment son genou dans le visage. Celui-là aurait du mal à se relever. Alors que le corps du premier tomba lourdement au sol, un des deux autres bougres se lança sur Laïko. Ivre d’alcool et de colère, il tailladait sauvagement ce dernier grâce à une dague d’acier. Enfin, il essayait de taillader, puisque chaque coup frappait dans le vide. Le disciple d’Osirique esquivait gracieusement les coups grossiers et maladroits de son adversaire. Ce petit duel aurait pu durer plus longtemps, mais il tourna court lorsque le troisième se joignit à la bataille. Il n’était plus question d’éviter pour jouer, mais de frapper pour en finir. Se saisissant de sa deuxième épée, le mage para la dague d’un coup vertical vif qui résonna dans toute la rue. Cela arrêta les trois protagonistes qui se regardaient mutuellement. Sur la gauche de Laïko se tenait l’homme à la dague, dont l’enchainement d’attaque l’avait épuisé. A sa droite, le troisième de la bande. Certainement paysan de profession puisqu’il brandissait une pioche en guise d’arme. Amusant.

Au milieu se tenait donc le mage qui semblait être en bien mauvaise posture. Les deux buveurs montrèrent enfin une lueur d’intelligence en décidant d’attaquer simultanément celui qui les avait escroqués. Bonne idée, certes, mais pas la meilleur à utiliser contre l’homme qu’ils allaient attaquer. Lorsqu’ils ne furent plus qu’à quelques pas de Laïko, ce dernier lâcha sa lame de la main gauche et de toutes ses forces, tourna sur lui-même en maintenant la poignée de sa lame droite. La longue chaîne reliant les deux pommeaux des épées fit son affaire, et la lame qu’il venait de lâcher vint suivre le mouvement circulaire de son possesseur. Il en résultat donc une sorte de fouet tranchant qui vint taillader les pauvres hommes incapables de parer. La chaîne s’enroula sur la taille de Laïko puis l’épée vint finalement reprendre naturellement sa place dans sa main libre. Avec l’aide de l’Osirique, bien entendu.

Les deux hommes tombèrent à genoux, plus surprit que blessé, avant de se relever et d’emporter leur ami inconscient dans la nuit. Ne restait maintenant plus que deux hommes encapuchonnés, dont l’un rengainait ses lames.

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Jeu 7 Mar - 21:30
Conformément à ma demande, il fit face à ses poursuivants. Peut-être avait-il juger inévitable l'affrontement. Pour ma part, je m'appuyai contre un mur pour mieux observer la scène.

Je fus d'abord surpris de voir, l'homme dessiner un symbole sur le sol terreux avec son épée, mais compris dès l'instant où je vis la poussière qu'il avait soulevé partir en direction de ses assaillants. Le symbole n'avait en soi aucune importance, ce n'était qu'une diversion. Néanmoins, je la trouvais bien pensée même si je trouvais les mouvement de cette poussière étrange.

Le premier d'entre eux, il l'assomma d'un coup de genoux au visage. Les deux autres tentèrent une attaque groupé. L'homme riposta en dégainant sa seconde épée pour parer la dague de l'un d'entre eux. L'autre continuait de s'approcher de lui, une pioche à la main.

"On dirait qu'il va y passer cette fois..."
"Pas sûr..."

Je vis l'homme lâcher l'un de ses épées et effectuer une rotation sur lui même. La chaîne qui reliaient les deux armes fit son office et appliqua le même mouvement rotatif à la lame qui blessa légèrement les deux ivrognes. L'étonnement me gagna lorsque je vis la lame revenir dans sa main, comme mue par une force surnaturelle. Aucun doute cette fois, il avait recours à une forme de magie pour mouvoir des objets...

Après ce dernier coup d'éclat, je vis les deux ivrognes repartir d'où ils venaient en soutenant leur camarade évanoui. Je m'esclaffai une ultime fois en les voyant tituber, puis je reportai mon attention sur l'homme qui me faisait face. Je l'applaudis doucement de sorte à ne les rendre audible que pour mon compagnon d'infortune.

"Très impressionnant. Tu m'as épaté, je n'en attendais pas tant d'un humain, crois-moi." commençais-je. "Laisses-moi deviner... De l'Osirique, je me trompes? Je ne vois que cette magie pour te permettre d'exécuter de telles figues avec tes épées."
"Ne nous laissons pas distraire par son art... Il y a toujours le vampire..."

Bon sang! J'avais complètement oublié la raison première de ma présence ici! Mon allégresse s'évapora instantanément. Toute cette histoire m'avait fait perdre de précieuses minutes et, j'avais honte de le penser mais, j'en étais en partie responsable. Il valait mieux pour moi de quitter la compagnie de cet homme pour me remettre en chasse. A moins que...

"Bon. Comme je te l'ai dit, je te laisse la vie sauve mais... Je crois que je ne vais pas te laisser repartir tout de suite."

Fouillant dans ma bourse, j'en sortis une pièce d'or que je lui lançai.

"Si tu me permet, j'aimerai te proposer un autre jeu qui pourrait te faire gagner plusieurs dizaines des petites sœurs de la pièce que je viens de te donner. Il s'agit d'une sorte de Quitte ou Double. Soit tu m'aides a retrouver une personne que je recherche dans cette ville et tu repart avec... mettons, cinquante pièces d'or... Ou tu peux repartir tout de suite et je ne t'en tiendrais pas rigueur. Avant de te décider, je t'avouerai que l'individu que je traque est un de mes semblables, un nocturne."
"Nous prenons un risque..."
"Cela rajoutera du piment à la tâche." dis-je a voix haute, oubliant que je répondais aux voix dans ma tête.

Je toussai un coup me rendant compte de ma gaffe avant de m'adresser de nouveau à mon interlocuteur.

"Si tu es d'accord, allons-y. J'ai déjà perdu assez de temps comme ça."

Sans vraiment attendre sa réponse, je partis dans la direction où se trouvais ma cible la dernière fois que je l'avais vue.

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Ven 8 Mar - 18:17
L’être semblait surprit de la prestation de Laïko, même s’il avait vu nombres de réactions plus enthousiastes que ce « Très impressionnant » lancé avec un ton à peine plus enjoué qu’à leur première rencontre. Restant silencieux, il préféra laisser parler le non-humain en face de lui, qui semblait avoir plusieurs choses à dire.

- De l’Osirique, je me trompe ?

Parfait. Pas besoin d’avoir à donner d’explications sur le nuage de poussières ou sur son style de combat atypique.

- Bon. Comme je te l'ai dit, je te laisse la vie sauve mais... Je crois que je ne vais pas te laisser repartir tout de suite.

Allons bon... Tu m’en diras tant.

- Si tu me permets, j'aimerai te proposer un autre jeu qui pourrait te faire gagner plusieurs dizaines des petites sœurs de la pièce que je viens de te donner. Il s'agit d'une sorte de Quitte ou Double...

Et voilà qu’il me parle de la même façon que lorsque j’essaye d’arnaquer quelqu’un. Avec en prime, un gros pactole à la clef. Pas de doute, on a le même verbe quand il s’agit de se servir de son prochain. Saches qu’il aurait fallu me parler autrement pour que je tombe dans le panneau.

Entre-temps, Laïko s’amusait à faire léviter la pièce d’or dans sa main dans le but de confirmer les soupçons de l’être encapuchonné sur sa magie.

- Avant de te décider, je t'avouerai que l'individu que je traque est un de mes semblables, un nocturne.


Un vampire, tiens donc. Il ne ressemble pas à l’idée du buveur de sang incontrôlable que je me faisais. C’est peut-être pour ça que je n’en tremble pas...
Il paraît bien plus civilisé que moi qui plus est.


- Si tu es d'accord, allons-y. J'ai déjà perdu assez de temps comme ça.

Pressé à ce que je vois. Une mission qui ne semble pas trop compliquée, un gain conséquent et trop peu de temps pour la réflexion. A n’en pas douter, ça puait le piège à plein nez.

Regardant le ciel qui revêtait désormais sa robe étoilée tandis que le vampire s’éloignait du village, Laïko se résigna finalement.

Après tout, qui ne tente rien n’a rien.

Puis, d’un pas légèrement plus rapide visant à rejoindre celui qui l'avait engagé, il lui posa une question dont il n’attendait pas vraiment de réponse.

- Dites, ça vous tente une partie de dés ?

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Sam 9 Mar - 19:34
Je m'arrêtai net.

"Dites, ça vous tente une partie de dés?"

L'idée, bien que saugrenue, fit son petit chemin dans mon esprit. Je dois avouer que jouer à des jeux dé, ou de cartes me distrayais beaucoup mais, une partie de mon esprit refusait catégoriquement de laisser l'autre succomber à la tentation.

"Ce n'est ni le moment, ni l'endroit de faire une partie de dé!"
"Je sais mais..."
"Qui plus est il doit utiliser l'Osirique pour s'assurer la victoire..."

Sortant de mon combat intérieur, je repris ma marche et adressai une réponse à l'homme à mes côtés.

"Non, ça ne serait pas bien. De plus, nous... je te soupçonne de truquer les dés avec ta magie."

Nous arrivâmes au bout du village. Aucun signe du vampire. Il y avait bien des maisons de part et d'autre de la rue mais j'étais presque sûr qu'il ne vivait pas dans l'une d'elle. Mes informations dataient certes de plusieurs jours, mais elles attestaient que le vampire quittait la ville à la tombée de la nuit. Aussi nous allions être forcés de le retrouver dans les falaises qui environnaient le village Forine.

Le paysage tout autour de nous était dégagé, de sorte qu'en plein jour, on pouvait voir à des centaines de mètres sans aucune difficulté. Mais là, c'était la nuit. Même avec la faible clarté des trois lunes qui brillaient dans le ciel, les humains ne parvenaient sûrement pas à vois très loin. Mais pour ce qui me concernait les nocturnes, c'était tout autre chose. Notre vue était conçue pour percer les ténèbres les plus noires. Autant dire que j'y voyais mieux qu'un homme en plein jour.

C'est comme ça que je l'aperçus, assez loin du village déjà, sa grande silhouette sombre. Cependant, elle n'était pas seule. Cinq autres individus l'accompagnaient. A cette distance, je ne pouvais pas déterminer si il s'agissait d'humain ou non.

Sans demander l'avis à mon compagnon, je commençai à louvoyer entre différentes cachettes pour me rapprocher du petit groupe en contre-bas, tantôt un rocher, tantôt un arbre... Au bout du compte, nous étions parvenus à nous glisser à une petite centaine de mètre d'eux. Le vampire nous tournait le dos, ce qui facilitait la tâche puisque, dans le cas contraire, il nous aurait sûrement déjà repéré.

Je jetai quelque regards furtifs en directions du groupe. Les cinq personnes qui discutaient vivement avec le vampire était tous des hommes, ce qui était une bonne nouvelle. Malgré mes pouvoirs de fomoire, il aurait été peu aisé de lutter contre six de mes semblables sans connaître leur force. Je savais cependant que ma proie était un haut-vicaire, ce qui en faisait un adversaire certes plus faible que moi mais non négligeable.

Je plongeai de nouveau dans ma cachette, abaissai ma capuche et fis face à mon comparse. Je me penchai un peu vers lui pour m'assurer qu'il entende mes chuchotis.

"Bien!" murmurais-je, tout en prenant soin de bien articuler. "Peut-être que le retrouver n'était pas une bonne requête pour montrer tes compétences. Je ne sais pas toi, mais je m’ennuie un peu. Aussi pour me faire pardonner, je te propose de doubler la somme que je comptais te donner et en échange tu neutralisera les cinq humains pendant que je m'occupe de mon semblable."

Cette fois, j'attendis d'avoir sa réponse avant de foncer sur le petit groupe. Je ne pouvais pas adopter la même stratégie selon que j'avais affaire à un vampire seul ou non.

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Lun 18 Mar - 19:54
- Non, ça ne serait pas bien. De plus, nous... je te soupçonne de truquer les dés avec ta magie.

Ce fut au tour de Laïko de s’arrêter net. Il ne se doutait pas que le nocturne répondrait à cette question rhétorique. Sa façon de parler pour deux qu’il essayait pitoyablement de cacher commençait également à devenir des plus sinistre. Les vampires étaient-ils tous comme lui ?

S’il revêtait l’apparence d’un jeune humain, il suffisait de passer quelque temps à côté de lui pour se rendre compte qu’il n’en était pas vraiment un. Reprenant la marche, il s’énuméra les quelques erreurs qui trahissaient son appartenance aux êtres de la Nuit. Des petits détails par-ci par-là mais qui réunis, ébranlaient l’image du jeune adolescent qu’il semblait être.


Il m’a l’air bien sûr du chemin à prendre. Surement un sens surdéveloppé chez eux. 5 pièces de bronze que c’est son ouïe. Ou une sorte de nyctalopie, vu sa façon de regarder au loin.

Après s’être faufilé de caches en caches, le nocturne se posa contre un des nombreux rochers qui parsemaient le paysage rocailleux de Forine.

- …Je te propose de doubler la somme que je comptais te donner et en échange tu neutraliseras les cinq humains pendant que je m'occupe de mon semblable.

Passer à une centaine de pièces dorées, sonnantes et trébuchantes ? C’en devenait ridicule, mais bien plus intéressant. Le mage sortit sa tête de la cache pour observer le camp ou se réfugiait la cible et sa troupe. Il ne voyait qu’une lueur provenant d’un feu qui réchauffait certainement les 5 humains. Trop loin pour apprécier le terrain. Sans répondre à son comparse, il décida de se rapprocher au maximum de ses cinq cibles. Chose qu’il réussit à faire au prix d’une longue attente pour son employeur qui se lassait de voir le mage se déplacer si lentement. Néanmoins, il arriva à se glisser à moins d’une dizaine de pas de ses adversaires, prouvant qu’il était capable de se faufiler jusque dans les lignes ennemies. Caché derrière un amas rocheux, il avait désormais une bonne vue sur le terrain.

Laïko pouvait voir une grande partie du camp de fortune. Il ne vit que quatre des cinq gardes qui s’étaient regroupés autour du feu pour se délecter d’un repas chaud. Pas de traces du nocturne, ni du dernier de la bande. Il allait devoir faire avec. L’un des hommes se leva et rapporta un chaudron rempli d’eau. Une idée traversa l’esprit du mage qui usa de l’Osirique pour faire tomber le récipient sur le feu, l’éteignant d’un coup.
Jëbryel, qui observait la scène de loin entendit les grommèlements des gardes, puis un bruit sourd.

A peine avait-il laissé au premier corps le temps de s’effondrer que le mage fonça sur le second homme qui lui passait sous la main. Plongés brusquement dans l’obscurité par ce qu’ils croyaient être un accident de leur collègue, les gardes n’en conclurent à une attaque qu’après avoir entendu un des leurs s’effondrer. Cela laissa suffisamment de temps pour que Laïko puisse planter sa dague dans une seconde gorge sans trop de difficulté.


Plus que deux.

Il ne leur fallut pas plus longtemps pour recouvrer la vue, découvrant un homme encapuchonné, posté silencieusement devant deux corps sans vie. Bouillonnants, les deux restants chargèrent en direction du mystérieux assassin. Coutelât pour l’un et masse pour l’autre. Armes de contact, facile à gérer pour quelqu’un dont l’allonge avoisinait le mètre. Une taillade semblable à celle qu’il avait réalisée pour estropier les précédents crédules suffit à maintenir les deux hommes à distance. Il n’y avait plus qu’à foncer. Foncer, esquiver, frapper, parer, feinter. Les pauvres hommes n’avaient jamais vu ce genre d’esbroufes auparavant, ni-même ce genre d’arme, et encore moins ce qu’on pouvait faire avec. L’un s’était finalement fait transpercé après une mise à terre, tandis que l’autre reçu la lame dans la gorge, enfoncée jusqu’à l’os par la vitesse du coup.
Il ne restait maintenant que le nocturne et l’un de ses sous-fifres.



C’est finalement ce dernier qui découvrit le macabre destin de ses compères. Le vampire, après l’avoir éloigné du camp et s’en être servit comme repas, l’avait finalement sommé de rejoindre le reste de la bande. Malheureusement, plus rien ne l’attendait là-bas. Pas de lumière, pas de bruit. Un cadavre au sol, puis deux, puis trois et enfin quatre.
Épuisé d’avoir servi de repas ou bien choqué de la scène morbide qui s’étalait sous ses yeux, il ne sentit que trop tard la chaine qui l’étranglait à présent. Laïko tint bon, tout du moins jusqu’à ce que les gesticulations et les râlent d’étouffements de l’homme ne laissèrent placent qu’à l’applaudissement du nocturne recherché.


- Remarquable, dit-il en s'approchant. Cinq des tiens sont tombés sous tes coups-bas, sans qu'ils ne puissent répliquer. Tu mériterais presque ta place chez les nôtres.

Presque, ajouta-t-il avant de modeler des ombres terrifiantes derrière lui.

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Description: Un vampire aux cheveux blanc de neige et aux yeux rouge sang. Un fomoire aussi fou qu'intelligent. Cela fait maintenant mille ans que Jëbryel foule le sol du Naldor. Lui qui avait commencé sa vie misérablement s'était aujourd'hui hissé dans les plus hautes sphères de Serkheim. Attention toute fois à ce que vous faites quand il est dans les parages. Il est des choses à ne pas faire en présence d'un fou.
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Dim 24 Mar - 22:34
L'homme ne me répondit pas, se contentant de jauger le camp du regard. Puis finale ment, il entama une lente approche de leur campement. Je le laissais faire à son rythme même si je ne pouvais m'empêcher de soupirer devant cette prudence exagérée. Je le pardonnais néanmoins. Venant d'un humain, il était doué à n'en pas douter. Il était presque dommage, qu'il gâche ses talents en restant un vulgaire humain, mais bon...

Je cessai de me tourmenter à ce sujet quand il entra enfin en action, en éteignant le feu. Il ne restait que quatre hommes dans le campement, le vampire et le cinquième homme s'étaient éclipsés. Cela n’arrêta pas son nouvel homme de main, qui se jeta sur ses adversaires. Il parvint à tuer deux des quatre individus avant qu'ils ne comprennent qu'ils était attaquer. Mais il était déjà trop tard pour eux.

Tout fut fini en quelques passes. Le troisième homme fut jeté à terre et embroché tandis que le dernier homme fut égorgé, à la limite de la décapitation. C'est à ce moment que le cinquième homme revint. Je sentais l'odeur du sang frais sur lui malgré la distance qui me séparait du campement. Il avait certainement servi de repas au vampire qui par ailleurs ne l'accompagnait pas.

"Que faisons-nous??"
"On attends. Le vampire ne vas pas tarder à se montrer, ne serait-ce que pour comprendre d'où vient cette odeur de sang."
"Il sert d’appât..."
"Exactement."

Le vampire mordit finalement à l'hameçon. Applaudissant la mise à mort du dernier de ses hommes, il s'adressa à leur bourreau.

"Remarquable. Cinq des tiens sont tombés sous tes coups-bas, sans qu'ils ne puissent répliquer. Tu mériterais presque ta place chez les nôtres. Presque..."

Le vampire commençait à faire appel à son umbromancie.

"C'est le moment d'entrer en scène..."

Je m'approchai le plus silencieusement possible d'eux et prit le contrôle du sang qui baignait le sol autour du camp. Sans même me manifester, je façonnai des lames de sang et sectionnai les genoux du vampire. La surprise lui fit perdre le contrôle des ombres qui menaçait l'homme.

"Mais qu'est-ce que..."
"Il mériterait une place parmi nous, en effet. Celle-là même que tu as déserté, d'ailleurs. " le coupais-je, un rictus mauvais sur le visage.

Je ne lui laissai pas le temps de réagir. Dégainant mes deux dagues d'argent, je lui transperçai les épaules, tranchant les muscles pour rendre ses bras inutilisables.

"Bien, comme ça tu ne risque pas de t'enfuir pendant que je te pose quelques questions. Quant à vous..."

Je braquai mes yeux vermeils sur l'homme qui m'avait aidé et portai la main à ma bourse. Sans hésiter, je la lui jetai dans les bras. Il y avait bien plus que ce que j'avais promis, mais je pouvais aisément m'en passer.

"Voilà ce que je vous dois, l'ami. Vous pouvez partir à présent, mon confrère et moi avons une longue conversation qui nous attends et je pense que vous ne tenez pas à être impliqué plus encore dans ses assassinats."

Ma proie gisait à mes pieds en gémissant. Je l'attrapa par un de ses bras qui pendait sans vie et quittai rapidement le campement. Je m'assurai que l'homme ne m'avait pas suivi.

"Bien. Je crois qu'ici nous serons tranquille pour discuter."
"Tuez-moi tout de suite. Je ne dirais rien..."
"Dis-moi. Est-ce que tu sais qui je suis?"
"Vous êtes Jëbryel Svorda, l'un des misérables laquais d'Astérion..."

Je portai la main à mon coeur mimant une vive douleur.

"Aie! Touché!" m'exclamais-je.

Mon expression, changea du tout au tout, devenant plus glacial et terrible qu’avant. Je plantai une de mes dagues en argent dans sa cuisse ce qui lui arracha un hurlement. Je reformai un semblant de sourire sur mon visage, avant de reprendre la parole.

"Je suppose que tu es au fait de ce qui se dit à mon sujet..."
"Vous êtes un vampire de la pire espèce, une bête démente..."
"ALORS, DIS-MOI CE QUE JE VEUX SAVOIR SI TU TIENS A TA VIE!!!" hurlais-je, le regard complètement fou.
"Jamais je ne ne parlerais! Ne comptez pas sur moi pour trahir Japet!"

J'étais furieux, a présent. Doucement, je plongeais la lame de ma dague dans son ventre avant de la tourner dans sa chair. La douleur infligée lui arracha un concert de hurlement. Ce n'était pas une bonne chose, aussi je déchirai un grand lambeau de sa chemise que j'enfonçai dans sa bouche pour étouffer ses cris. Quand enfin il cessa de s'agiter, je dégageai sa bouche.

"Je n'ai que faire de Japet et de son contingent." crachais-je. "Ce qui m'intéresse, en revanche, c'est de comprendre comment il est possible que des espions à sa solde œuvrent dans l'enceinte de Serkheim et recrutent de nouveaux fidèles sans qu'aucun d'entre eux ne se fassent remarquer. En cinq cents ans de bons et loyaux services en tant que chef des renseignements, il ne m'est jamais parvenu la moindre petite note attestant de la présence de recruteurs dans nos murs."
"Il n'y a jamais eu de recruteur à Serkheim. Vous êtes fou à lier..."

Le vampire hoqueta de rire, crachant au passage du sang par la bouche. Je l'avais plus sérieusement blessé que ce que je pensais.

"C'est vrai, je suis fou... Alors expliques-moi comment, toi, un vampire qui n'a jamais quitter Serkheim de toute son existence en vient à nous rejoindre l'ennemi? Tu as forcément été contacter par quelqu'un!"

Le sourire qu'il affichait s'évapora. On dirait que j'ai vu juste.

"Même si je le pouvais, je ne vous dirais pas ce que vous voulez savoir. Ce que je peux vous dire c'est que jamais vous ne les trouverez. Ils sont protégés par des forces qui vous dépassent..."
"Il ne dira rien..."
"Soit."

D'un geste fluide, je passai le tranchant de ma dague le long de la gorge du vampire. Quelques secondes plus tard, son corps s'effondra au sol, sans vie.

Grâce à la personne qui m'avait servit d'homme de main, je n'avais que ce corps à faire disparaître. Après tout, je n'ai fait que tuer ce vampire. Je me sentais peu concerné par la mort des cinq hommes. Quoiqu'il en soit, je n'eut qu'à invoquer les ombres à l'aide de l'umbromancie pour me débarrasser de la dépouille. En moins d'une minute, les ombres avaient engloutit toutes trace du cadavre. C'était presque si le corps n'avait jamais existé.

Une fois ma besogne terminée, je repris le chemin du village Forine pour récupérer mon cheval et repartir à Serkheim.

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