AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion




Partagez | 
 
Les vents soufflent aussi parmi les ruines.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

avatar

DEBUTANT

Perso
Description: Haârpith d'Altegora, Svanhilde parcourt les Terres de Naldor à la recherche d'un calice dont la vision inachevée l'obsède. Rongée par cette idée fixe, elle gagne sa vie en acceptant de-ci de-là des missions de mercenariat. Elle se bat à l'aide d'enkasta et de sa magie aérienne, art dans lequel elle excelle. Ses ailes blanches inspirent confiance et sérénité, mais altérée par son passé et sa psychose, il vous faudra percer une carapace de froideur et de méfiance si vous désirez comprendre les raisons profondes de cette pigmentation.
Messages : 10
Date d'inscription : 18/02/2013

Voir le profil de l'utilisateur


Ven 22 Fév - 3:54
Alors Svanhilde s’immobilisa lentement, cillant devant l’étrangeté des lieux, planant au-dessus des ruines majestueuses. Ses ailes battaient l’air, presque gracieusement. Presque, car leur couleur semblait tristement trancher avec l’horizon ; l’ocre du plumage ne lui apparaissait plus aussi pur, plus aussi majestueux lorsque la succession interminable de collines sablées s’étendait devant elle. Il y avait, dans la nuance ocrée du désert, un charme oppressant, une sensualité dérangeante qu’elle ne dégagerait jamais. Un souvenir amer du passé, et lorsque sa langue claqua sur son palet l’arrière-goût aride que l’air y laissa lui donna le tournis. Doucement, majestueusement, Svanhilde entama la descente. Sa serre arrière se rétracta et, lorsqu’elle posa le pied sur le sable brûlant, ses deux autres s’y perdirent, creusant des fins sillons, souillant une terre jusque-là vierge de traces étrangères. À moins que les courants aériens ne se fussent chargés de les dissimuler en remuant les grains, effaçant alors ces intrusions comme il effacerait bientôt la sienne. Cette idée, bêtement, lui serra le cœur.

Elle connaissait cet endroit ; de nom, seulement. Aucuns souvenirs haârpiths ne dévoilaient si ce peuple y était déjà venu se perdre, mais les curieux ne manquaient pas, dans ses rangs. Peu importe les reliques qu’ils avaient pu y trouver ou les espoirs fous qu’ils y avaient laissés, Svanhilde se sentait assez privilégiée, en cet instant, pour tous les effacer d’un revers d’ailes. Celles-ci se replièrent alors, se mêlant au blanc de sa toge, disparaissant au creux de son dos pour ne laisser aux yeux du Monde qu’une créature sauvage un peu perdue, docile d’hésitation et silencieusement vulnérable.

Il s’écoula ainsi un instant, la chaleur étirant lascivement les secondes, transformant les regards statufiés posés sur Svanhilde en approbation bienveillante, interprétant les mains sagement tendues en invitation courtoise. Le soleil prodiguait aux idoles une ombre alors salvatrice, transformant la morosité de leur immobilité éternelle en un accueil presque maternel, une promesse de protection illusoire à ces rayons de plomb. Posément, comme chacun des gestes qu’elle semblait esquisser dans ce désert étranger, la haârpith accepta cette prière en s’avançant juste assez pour se laisser englober par l’ombrage, laissant ses pupilles de verre s’accommoder avant de se laisser tomber, presque brusquement, brisant l’ambiance jusqu’ici sacrée que ce lieu avait cherché à lier avec sa personne. Agenouillée, soudainement essoufflée, elle plongea prestement la main dans sa sacoche pour y extirper une gourde. La soif tiraillait ses entrailles alors même qu’elle ne l’avait pas sentie s’installer, et Svanhilde perdit sa bouche sur le goulot avec avidité, laissant quelques rares gouttes du précieux liquide s’échapper pour mieux se perdre sur sa gorge.

Le silence lui rappelait sa solitude, une saveur atroce d’échec alors que la sérénité éphémère que ces ruines avaient ingénieusement réussi à lui inspirer explosait en mille morceaux. Le bruit d’un bien-être qui se brise, comme des centaines d’oiseaux de verre écrasés par une armée belliqueuse. Quelques minutes seulement, quelques minutes sans ces images entêtantes, sans ce souvenir exaltant, sans cette envie insatiable de revivre cet instant de pure jouissance. Il y avait des jours où l’obsession voilait son esprit, assez pour qu’elle hurle au ciel sa frustration lancinante alors que sa recherche compulsive n’avait ni queue ni tête, que le Nord s’en allait à l’Ouest et que le Sud n’était qu’un regret amer de ne pas avoir eu le courage, de ne pas avoir eu le temps. Mais il y avait d’autres jours, plus rares, où elle pouvait organiser ses pensées et où, avant l’empressement de pouvoir y poser les doigts à nouveau, elle voulait savoir pourquoi.

Peu de livres ou d’érudits, jusqu’ici, avait été capable de lui répondre. Peu aussi étaient ceux à qui elle avait vraiment osé confier son mal, et ses recherches sans intitulé ne lui livraient que des ouvrages usés dont elle ne comprenait pas tout. Alors dans son désespoir, peut-être, si elle osait, si elle n’avait plus rien à perdre, pouvait-elle aussi supposer que les renseignements qu’elle recherchait se trouvaient là, dans un endroit dissimulé, difficile d’accès, loin de toutes civilisations et de la connaissance des Hommes. Son regard brillant se riva sur l’entrée d’un édifice en ruine, plus loin, à la porte figée dans une position de déchéance et aux entrailles obscures. Soupir. Après tout, elle ignorait vers où se diriger ; pourquoi ne pas commencer par ici ? Avant même que son esprit ne le réalise, ses jambes l’avaient portés de quelques pas en direction de celui-ci. Elle n’avait pas vraiment peur. Elle ignorait même si ce qui se trouvait là, dans ce sombre inconnu, n’avait pas été enseveli par le sable ou pillé par les brigands. Tendue, elle retint son souffle. Et entendit un bruit dans son dos.

Immédiatement, elle écarta un pan de sa toge pour poser sa main sur ses enkasta, accrochées à la ceinture de son armure dont elle dévoila ainsi le bas, se tournant à demi pour river sur l’intrus un regard perçant.

Signature

avatar

FONDATEUR

Perso
Description: Qui est donc ce fameux Salmon Al-Jabâr ? La question éternelle. Et pourtant, malgré le grand nombre de surnoms et de noms qu'on lu a donné, il reste un personnage totalement anonyme et mystérieux. Vagabondant à travers le monde et cherchant pertinament quelque chose, Salmon est ce qu'on pourrait appeller un être libre, doté d'un grand esprit et d'une conscience vaste. Ses longues années de voyage lui ont permis d'avoir un grand savoir. Il a également passé énormément de temps dans des bibliothèques à lire des livres historiques... Mais finalement, qui est t-il?
Messages : 982
Date d'inscription : 04/10/2012

Voir le profil de l'utilisateur


Lun 25 Fév - 15:59


« C'est ici fit le guide en pointant son doigt vers les falaises qui logeaient la frontière de l'Eroda. « C'est ici qu'il vit, mais faites attention maître Al-Jabâr... il n'apprécie pas qu'on vienne fouiller ses affaires, ou sa demeure. Salmon jeta un coup d’œil vers le lieu ; une petite maison, fissurée sur les côtés, ambiance sinistre et lieu idéal pour les elfes. L'ironie. Quoi qu'il en soit, c'est ici que de doit se cacher le fameux vampire Damlin. Cela doit faire quelques années maintenant que le nomade et lui ne s'étaient plus vus ; c'était une bonne chose pour tout dire. Le vieillard n'apprécie pas la présence d'autrui. « Je vous remercie de m'avoir montré le chemin. Les vampires ont tendance à se cacher là où il ne le faut pas. Répondit Salmon à son tour en détournant le regard. « Ce vampire est pour le moins connu ici, dans cette région. On n'ose pas approcher cette demeure... De vieilles rumeurs parlent de voyageurs qui s'étaient aventurés ici, et qui n'en sont plus revenus. Un vent glacial vient à taper le masque de Salmon, laissant le guide trembler derrière, désirant à tout prix quitter le lieu.

Cela faisait maintenant 1 mois depuis les événements de Riftwood. Les Vampires ont dû perdre la trace du nomade depuis et rentrer dans leur Royaume, Serkheim. Vlad a encore des atouts derrière lui, des chiens, qui n'attendent que le signal pour s'évader de leurs cages et semer le chaos là où ils passent. Il faudra qu'il s'en occupe tôt ou tard. Le guide ne tarda pas à faire demi-tour et s'en aller, toujours tremblant, tandis que Salmon avançait pas à pas vers la demeure balayée par un vent glacial qui venait à peine de débarquer, essayant d'empêcher le nomade de se rapprocher de la maison. Certains parlent d'une maison hantée, d'autres d'un temple caché, et d'autres encore d'une cachette de sorcières. C'est un vieux vampire qui s'y terre en réalité, une vieille connaissance. Nommé Damlin, il a aujourd'hui 2000 ans d'existence derrière lui.

Quelques poussières tombèrent lorsque Salmon ouvrit la porte de la demeure, laissant la lumière du soleil pénétrer la salle. Le vampire était assit sur un trône au fond. L'ombre autour cachait son visage et la moitié de son corps. Des trophées de chasse étaient posés sur les murs de la maison. Une maison pillée ? Les meubles étaient désordonnés, certains retournés, des objets brisés. Le vampire n'était pas un chasseur, et encore moins un voleur, ni un tueur. Le nomade referma la porte derrière lui, laissant l'obscurité régner en maître dans le lieu. Salphar (bâton de Salmon) ne tarda pas à briller, laissant un cercle de lumière bleuâtre apparaître autour de Salmon.

« Je ne m'attendais pas à te revoir un jour, nomade. Vampire

« Moi si, Damlin. Je m'y attendais et je le savais, car tu as quelque chose qui me sera très utile. Salmon

« Je devrais te le rendre ? Vampire

« Cette relique ne t'appartient pas Damlin. Ni à moi, mais je compte la rendre à son légitime porteur. Salmon
Sur ces mots, le Vampire se tut. Déstabilisé, il attendit quelques secondes avant de reprendre la parole.

« Tu as toujours été animé par un état d'esprit remarquable Salmon. Soit, prends la relique. Vampire

Le vampire pointa une calice en or posée sur une table à sa droite, Salmon s'y rapprocha.

« Tu as sans doute dû remarquer... Vampire

Salmon se retourna vers le trône, attentif.

« Quelque chose plane au-dessus du monde. Même moi, créature de la nuit ne supporte cette aura. Qu'est-ce ? Vampire

Le nomade jeta un regard à la calice, « Je ne connais la réponse à ta question, « Mais je sais que quelque chose ne tourne pas rond en ce moment. Quelque chose...

Qui ne tardera pas à se manifester.

***


Après être sorti de la maison, Salmon se dirigea vers le sud : les ruines anciennes. Sa nouvelle destination sera le Port Rolid. La calice en or sera rendue à son porteur là-bas, et celui-ci l'aidera à trouver le deuxième monolithe. Ou du moins c'est ce qu'il espère. Le temps presse, et la quête du nomade ne fait que commencer.

Signature

Vous m'avez déjà vu quelque part ? Certainement.
Vous avez déjà entendu parler de moi ? Bien entendu.
Moi je vous connais, Invité.

 

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1