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Herboriste & Alchimiste
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Description: Pourquoi me regarde-tu ? Est-ce à cause de mes biens ? Non? De mon corps alors ? Oh... oublie-moi alors. Comment ? Tu m'attaque ? Prépare-toi à mourir. Pourquoi as-tu autant peur ? Ah, ma forme ? Oui je suis une lycanthrope alpha. Pitié ? Pourquoi ? Tu es un criminel non ? Non ? Excuse-moi alors, je t'avais pris pour l'un d'entre eux. Merci ? Ne le fais pas. Ce n'est pas par gentillesse ni par justice. C'est juste que je n'ai aucune utilité à te tuer.
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Mar 19 Fév - 12:37
Alwing pestait contre le soleil qui ne s’était pas encore levé. Elle n’avait pas froid – sa température corporelle étant supérieur à celle d’un Homme, elle était un peu comme une bouilloire ambulante – mais elle avait horreur de ne pas le voir. C’était comme une peur, une frayeur dont elle en connaissait l’origine. Elle fut soulagée lorsqu’elle sentit les rayons du soleil sur sa peau.

La jeune alpha regarda autour d’elle. Elle observait d’un regard un peu coupable le "carnage" qu’elle avait commit: les arbres étaient ou explosés en leur centre ou déracinés, d’autres avaient le tronc arrachés. Les quelques survivants présentaient de sévères traces de griffures mais étaient toujours debout. Oui, elle s’était encore lâchée et même après s’être défoulée une nuit entière, c'était tout juste si sa respiration s'était accélérée. Du revers de la main, elle essuya la sueur qui perlait sur son front. Elle n’était peut-être pas vidée de toute force mais elle avait grandement faim.

La blonde chassa le gibier présent dans la forêt en ce début de matinée et le fit griller, histoire de profiter d'un "bon" petit déjeuner. Elle se "nettoya" de toute trace de sang et de sueur dans une rivière à proximité de son feu de camp. La profondeur lui permit même de nager en toute liberté.

Alwing retourna au village Merak. Elle y était arrivée la veille mais le regard que les villageois lui jetaient l’irrita tellement qu’elle préféra passer la nuit dans la forêt non loin du village. Disons plutôt qu’elle essaya d’y dormir. Comme pour la dissuader de replonger dans la tristesse, les deux pierres pendus à son cou brillèrent d’une forte lumière. La chaleur qui en émanait était suffisamment brûlante pour la faire grimacer. Alwing eu néanmoins un sourire triste quand elle regarda les pierres qui lui faisaient douloureusement penser à ses parents.

L’orientale secoua la tête et entreprit de faire ce pourquoi elle était venue: avoir de nouvelles plantes et accessoirement, refaire son stock de plante chez l’herboriste du village. Elle claqua d'ailleurs sa langue en se remémorant la raison de ce réapprovisionnement.

Sur le sentier menant au village, Alwing s’était fait attaquer par des bandits cherchant plus à s’amuser avec son corps que la dépouiller de ses affaires. Ils furent cependant surpris de ne trouver dans sa sacoche que des graines et des "herbes" comme les pillards les avaient appelés. Ils se firent un plaisir de les détruire alors qu’il lui avait fallu du temps pour rassembler ces dites plantes. Heureusement pour eux, ils n’avaient pas touché à son Herbier dans lequel elle répertoriait les différents types de plantes qu’elle avait étudié sinon, ils auraient signé leur arrêt de mort. Quoique, cela ne changea rien puisqu’elle n’eut aucune pitié à les lacérer de ses griffes et à les mordre jusqu’au sang. Quand elle eut finit son "combat", elle repartit avec ses biens, du moins le peu qu’il lui restait, laissant derrière elle une véritable scène de massacre. De profondes lacérations zébraient la peau des bandits. Leurs corps étaient pour la plupart démembrés, baignant dans leur propre sang. Certains avaient même été sectionnés en deux à coup de mâchoires et leurs têtes gisaient parfois à plusieurs mètres de leur tronc..

Oui, cela était horrible de les tuer ainsi mais depuis que des gens comme eux avaient causé la mort de ses parents et la disparition de son village, elle méprisait les gens de leur espèce. Néanmoins malgré sa haine envers de tels individus, la jeune lycan ne les tuaient pas dès qu’elle en voyait, juste ceux qui osaient "l’approcher de trop près".

"Satanés humains! Piller les autres au lieu de se débrouiller par soi-même! Ils devraient avoir honte!", ragea-t-elle intérieurement.

Ce n’est pas qu’elle se pensait supérieur à eux mais depuis qu’elle connaissait sa lycanthropie, Alwing ne croyait plus qu’elle pouvait se qualifier d’humaine. Après tout, elle avait de plus grandes capacités qu’eux, compétences qu’elle leur montrait avec joie dès qu’elle le pouvait –entendez par là quand elle se bat contre eux- .

La jeune femme s’arrêta devant une petite bâtisse qui faisait office de taverne. Elle sentait toujours les regards des villageois sur elle dû à ses vêtements -que l'ont pourrait plutôt qualifié plutôt de sous-vêtements dissimulés sous une cape-, tantôt surpris, tantôt désirée. Il y avait aussi des curieux qui l’observaient sans aucune honte, se demandant la raison de sa présence en ces lieux.Un rictus s'étala sur son visage quand elle entendit une voix s' offusquer à son encontre.

"Comment ose-t-elle se balader à moitié nue?!"

"Je vous demande moi pourquoi vous portez des vêtements aussi laids?!" hurla-t-elle en son for intérieur.

Elle entra rageusement dans la taverne et grimaça à cause des différentes odeurs qui s’y mélangeaient. Il y avait peu de monde en cette heure et cela la soulagea quelque peu. Les hommes présents ricanèrent à sa vue et suivirent son déplacement jusqu’au bar. Le barman ne se gêna pas pour la déshabiller du regard -ce qui n'était pas difficile- ce qui n’arrangea pas sa mauvaise humeur. Ce fut d’ailleurs avec une voix froide qu’elle s’adressa à lui.

"Où est l’herboriste de votre village?"

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Ven 22 Fév - 15:30
Torrek marchait, et, comme à son habitude, était fier de lui. Sa petite excursion dans le Noara lui avait été on ne peut plus bénéfique.. Non seulement il avait recueilli nombre de composants alchimiques comme le saguaro, des branches de buisson-baudet, des fruits de palmier-dattier, des verveines des sables, en passant par les primevères du soir ou encore du jus de cactus-tonneau. Mais ce à quoi il ne s'avait pas attendu, c'est de trimbaler les diamants de l'Urodèle qu'il avait croisé. Non seulement son sang, mais aussi ses DIAMANTS! Mais ceux-ci étaient assez différents de ceux qu'il avait déjà croisé dans le royaume Gobelin... Ouaip, différents.

Le peau-verte avait quitté le désert il y a plusieurs jours. Les trajets normaux pour un homme étaient plus longs pour un Gobelin et ses petites jambes. Mais attention, ça n'est pas un défaut, étant donné que ce que Torrek appelait les "grands abrutis" ne savaient du coup même plus se pencher pour regarder leur environnement, sentir les plantes, goûter les fruits, toucher le sol... Ils ne savaient rien de tout celà, et c'est bien pour ça que les Gobelins étaient les meilleurs en alchimie. Meilleurs que ces foutus Elfes qui tentent de s'approprier le savoir-faire Gobelin.

Il voulut d'abord retourner au royaume Baeli'sh mais décida de faire un tour par les Montagnes Célestes, histoire d'aller voir ces chers nains. Le commerce était plutôt florissant avec cette race, aussi, qu'un conseiller gobelin en personne aille les voir devrait leur faire plaisir, y a intérêt.

Le gobelin était arrivé dans une forêt proche du village Merak. Un oiseau le suivait depuis un petit moment et émettait un sifflement très étrange qui énervait passablement Torrek. Celui-ci ramassa la première pierre venue et lui lança tandis que l'oiseau s'était déjà envolé pour embêter une quelconque autre personne.. Il trouvait cette forêt très riche en flore, et cueillait par ci par là quelques plantes, sans en abuser non plus. Il arriva au bord d'un lac, sur lequel un crapaud coassait à qui voulait l'entendre. Mais il entendit des bruits. Des bruits de bataille ou plutôt, de massacre.
Il se faufila à travers les feuillage d'un épais buissons pour y découvrir... Une bête, entourée de cadavre.

Un lycan! Pensa Torrek en sortant une petite fiole qui contenait un liquide transparent et gluant, presque sous forme de gel. Il en versa un peu sur ses mains et s'appliqua le produit sur les zones où il était le plus susceptible de suer. Avec ça, il ne pourra pas sentir mon odeur. Puis il s'éloigna doucement de la scène, ne voulant pas se faire remarquer et se dirigea vers le village où il serait plus en sécurité.

Soudain un craquement se fit entendre: sourd, profond. Il ne venait pas d'en dessous du peau-verte mais au-dessus de sa tête. Un orage se préparait. Il rentra en urgence dans la taverne du village. Un lieu totalement délabré mais qui parvenait à remplir sa fonction. En s'asseyant sur un des tabourets du bar, Torrek remarqua une jeune fille aux vêtements très légers. La température ayant descendu, il se demanda comment elle pouvait rester ainsi dans le froid d'autant plus que les lieux n'étaient pas très isolés. Il demanda une bière à l'aubergiste qui regardait la demoiselle d'un air intéressé, tout comme la plupart des hommes. Celle-ci demanda alors:

"Où est l’herboriste de votre village?
-Un herboriste, chez les hommes? S'esclaffa le Gobelin. Il y a bien longtemps qu'ils ne savent plus manier que l'épée et les mots. Et encore.
-En parlant de mots, vous devriez faire attention aux vôtres, Peau-Verte. Rétorqua le tenancier soudain sorti de ses pensées lubriques.
-Et vous donc, repartit Torrek. Vous ne voulez pas froisser Baedre Torrek'rworg'th, un conseiller du royaume Baeli'sh! Car sachez que les Gobelins sont sables, et que sables jamais ne sont seuls... Il se tourna vers Alwing, ne considérant plus l'homme qui l'importunait. Quoiqu'il en soit, je vous aurait bien aidé pour quelques potions moyennant services, mais il n'est pas question que je retourne dans cette forêt. J'y ait vu un lycan traîner dans les environs, et je n'ai certainement pas envie de me retrouver entre ses dents. Ouaip, il faudrait un miracle pour que j'accepte d'y chercher quelques composants."

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Dim 3 Mar - 15:13
"Un herboriste, chez les humains ? Il y a bien longtemps qu’ils ne savent plus manier que l’épée et les mots. Et encore."

Alwing se retourna vers la personne qui venait de répondre à sa question de manière assez méprisante et eu la surprise de voir un gobelin. Elle fronça les sourcils pour plusieurs raisons : c’était la première fois qu’elle en voyait un en chair et en os –il lui semblait qu’ils vivaient reclus dans une cité- et elle n’arrivait pas à bien percevoir son odeur. Pourtant la lycan savait que les senteurs qui agressaient toujours son nez n’y étaient pour rien –nouvelle grimace sur son visage-.

"Masquerait-il son odeur ? ", songea-t-elle avec curiosité.

Elle tourna subitement la tête vers l’extérieur de la taverne, ignorant les occupants de celle-ci. La blonde avait ressentit que le climat avait brutalement changé et cela ne lui plaisait pas du tout, sentiment montré par un claquement de langue. Un orage venait de commencer. Elle avait espérée avec la douce chaleur du matin qu’il viendrait après son départ du village mais le changement de température balaya ses espoirs. Alwing allait malheureusement devoir rester un peu plus longtemps dans ce village. Elle soupira intérieurement à cette constatation. Son attention se recentra sur le gobelin lorsqu’il lui parla.

"Quoiqu’il en soit, je vous aurai bien aidé pour quelques potions moyennant services, mais il n’est pas question que je retourne dans cette forêt. J’y ai vu un lycan traîner dans les environs et je n’ai certainement pas envie de me retrouver entre ses dents... Ouaip, il faudrait un miracle pour que j’accepte d’y chercher quelques composants. "

La blonde afficha un rictus quand la peau-verte parla d’un lycan trainant dans les parages. Elle était la seule dans les environs et ça elle en était sur. Et il était de même évident que l’étrange créature ne finirait pas dans ses crocs –elle ne "mordait" pas n’importe quoi voyons !-. Cependant, la jeune femme compris que le gobelin fut témoin de son massacre durant la matinée. Son froncement de sourcil revint car à par l’odeur caractéristique de la forêt et celle des hommes qu’elle avait tué, elle n’avait repérer personne d’autre.

"Comment ne l’ai-je pas vu ? ", pensa-t-elle frustrée.

Oui, Alwing n’aimait vraiment pas ne pas "voir" tout ce qui l’entourai, se sentant vulnérable ainsi. Et le fait qu’elle ne percevait pas bien le petit être assit à une table de la taverne ne la mettait pas en confiance.

"Il vaudrait mieux que je me méfis de lui." conclu-t-elle.

Néanmoins, ce gobelin était un alchimiste et qui dit alchimiste, dit possession de plantes médicinales et d’autres variétés. Elle pinça les lèvres, n’aimant pas sa déduction. Elle avait vraiment besoin de ces végétaux bien aimés si elle voulait continuer à voyager et l’idée de devoir demander à les obtenir à la peau-verte ne lui plaisait pas non plus. Ce n’était pas que la jeune femme détestait ou méprisait cet être –elle ne se croit supérieur à aucune autre race, rappelez-vous -, c’était le fait de devoir "demander" qui l’a "gênait". De plus, il se pouvait que la peau-verte avait raison sur un point : la non présence d’un herboriste dans le village.

Elle regarda le tavernier dans les yeux et dit d’une voix un peu emprunte d’irritation :

"Dit-il vrai sur votre herboriste ?"

Le silence du tavernier ne lui plus guère et la fit soupirer pour de vrai cette fois-ci. Elle alla s’assoir en face du gobelin, ignorant toujours les sourires pervers des clients qui suivaient ses mouvements. Elle croisa ses bras sur la table et parla d’une voix calme -mais toujours avec une pointe d'irritation- au gobelin :

"Que faut-il que je fasse pour que vous accepteriez de m’aider à récolter les différentes plantes de la région ? "

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Lun 4 Mar - 23:05
Lorsque la jeune demoiselle demanda au tavernier s'il existait un herboriste une seconde fois, Torrek ne put s'empêcher d'afficher un sourire provocateur à l'intention de celui-ci. Aux vues de la réaction du tenancier, il avait vu juste. Cependant il n'était pas difficile de percevoir les signes attestant la présence ou non d'un autre alchimiste pour celui ou celle qui s'y connaissait: résidus magiques, présences d’artéfacts, ou de simples objets enchantés. Or il n'y avait ici que banalités.

La demoiselle s'assit en face de Torrek, accentuant leurs nombreuses différences. Alors qu'elle était toute menue et paraissait fragile, le gobelin avait une peau de pierre, rugueuse. Alors qu'elle prenait une simple chaise, lui devait prendre un tabouret pour être à la hauteur de la table qui ressemblait à un baril sur lequel était posé un gros disque de bois pour y poser ses affaires. Rustique et charmant. De même, elle inspirait la grâce, se tenait droite alors que le petit gobelin était tout courbé:

"Que faut-il que je fasse pour que vous accepteriez de m’aider à récolter les différentes plantes de la région ? Lâcha-t-elle avec une petite pointe d'irritation, nota Torrek."

Que devrai-je te révéler comme information pour que tu veuilles m'aider... Pensa le petit être.

Car le gobelin était ici pour une bonne raison. Il cherchait depuis quelques mois une caravane d'alchimistes qui pourrait avoir dans sa cargaison quelque chose de... Précieux. Un anneau, part de quelque chose qui pourrait devenir un des objets les plus convoités dans le Naldor, car il existe des artéfacts dans ces contrées qui sont puissants, et parfois oubliés des vivants... A cette pensée, Torrek caressa le pendentif qui pendait sur son torse recouvert par son gilet en cuir. Le pendentif représentait une tête de mort dont les yeux étincelaient d'une étrange lumière violette, très discret. Il était très précieux... Vital, même. Il lâcha un petit soupir de reflexion:

"Il faudrait déjà pour cela se présenter, humaine. Ensuite... Il se pencha sur la table, et chuchota presque ses paroles pour que personne d'autre que l'intéressée n'entende. Ensuite... Des personnes m'ont... Volé un objet auquel je tiens beaucoup. Si tu m'aides à le récupérer, alors je t'aiderai."

Il regarda le physique d'Alwing. Comment pouvait-elle l'aider? Elle ne savait sûrement pas se battre, aussi menue qu'elle était. Bah, elle me servira au moins d'appât, pensa-t-il.

"Bon, en attendant, peut-être devrions-nous attendre que l'orage passe. Ensuite, pour te prouver ma bonne foi, nous commencerons les recherches dans la forêt. Finit-il en s'étirant puis en commandant à boire au tavernier."

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Jeu 7 Mar - 22:17
La jeune femme vit que le gobelin s’était perdu dans ses pensées. Le sourire qu’il avait précédemment "offert" au tavernier renforça sa méfiance envers lui. Elle vit de même la peau-verte caresser quelque chose sur son torse mais ne sut dire quoi.

"Surement un pendentif", pensa-t-elle.

Ce geste lui fit rappeler son propre collier chez lequel les pierres émettaient une douce lueur. La petite chaleur qu’elles produisaient lui faisait du bien –sa grande méfiance envers le gobelin la tendait- mais elle ne se laissa pas aller pour autant. Son regard revint vers le petit-être qui lui faisait face.

"Il faudrait déjà pour cela se présenter humaine…"commença le gobelin.

La blonde s’empêcha d’afficher un sourire lorsque le gobelin l’appela humaine. Elle trouvait cela assez drôle d’être nommée ainsi. Elle ne fit aucun mouvement lorsque la peau-verte se rapprocha d’elle, voyant qu’il voulait que leur conversation reste "secrète"

"…Ensuite des personnes m’ont volé un objet auquel je tiens beaucoup. Si tu m’aides à le récupérer, alors je t’aiderais", rajouta le petit être.

Alwing nota le temps assez hésitant du gobelin, comme si celui-ci choisissait ses mots, ne voulant pas lui en dire trop. Ce comportement ne la mettait vraiment pas en confiance. Elle n’avait absolument pas peur de lui –elle pouvait le "croquer" quand et si elle le voulait- mais elle n’arrivait pas non plus à être à son aise. Elle ne pouvait pas non plus mentir sur son prénom, n’aimant pas les mensonges. Elle se résigna donc à dire la vérité.

"Alwing", prononça-t-elle au bout d’un petit silence.

La jeune femme n’en dit pas plus. Elle n’était pas non plus obligée de dire toute la vérité. Elle empêcha un autre sourire apparaître sur son visage. Elle venait d’imaginer la réaction du gobelin lorsqu’ il verra son autre forme car l’apha en était sur, elle allait devoir montrer sa forme de loup à la peau verte pour "l’aider". Elle sentit le regard du gobelin sur son corps mais sut que ce n’était qu’une observation, comme si qu’il la jugeait physiquement.

"Bon, en attendant, peut-être devrions-nous attendre que l’orage passe. Ensuite, pour te prouver ma bonne foi, nous commenceront les recherches dans la forêt", finit-il en s’étirant puis en commandant à boire au tavernier.

Alwing commanda la boisson la moins alcoolisée, provoquant un regard moqueur marqué par un ricanement du commerçant. Elle lui répondit par un regard glacial qui lui fit aussitôt préparer leur commande. Elle tenait très bien l’alcool et il en fallait beaucoup pour qu’elle soit soule, mais elle refusait de ne pas avoir la tête parfaitement claire.

L’orage à l’extérieur se faisait toujours entendre et la lycan savait qu’il allait encore durer un petit moment. Le tavernier amena leur commande non sans loucher sur la poitrine de la blonde en les posant. Une fois repartit, Alwing préféra entrer dans le vif du sujet, voulant rapidement en terminer. Elle mit sa main sous sa cape et en ressortit son précieux herbier qu'elle ouvrit à une page sur laquelle était écrit "Mélisse des roches".

" J'ai besoin que vous m'aidiez à récupérer toutes les plantes à partir de celle-ci"


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Dim 10 Mar - 23:49
Torrek regardait Alwing lui montrer les espèces de plantes qu'elles désiraient acquérir. Bien sûr il les connaissait toutes, il en avait même quelques unes dans son havresac. D'autres en revanche n'étaient pas trouvables dans ces contrées. La couverture et les pages bien blanches du livre témoignaient de la proche acquisition du bien. Torrek fouilla à son tour dans son sac et en sorti un grimoire qui paraissait beaucoup plus vieux. En feuilletant rapidement les feuilles, des tas de notes ajoutées à la main se laissait deviner par-dessus les explications originales.

"Alwing... Répéta Torrek, songeur. La plupart des plantes que tu désires ont des vertus curatives une fois manipulées. Il redirigea son regard dans les yeux améthystes de son interlocutrice et un sourire joua sur ses lèvres. Un proche souffrant? Une malédiction à annuler?"

Il prit sans gêne l'herbier de la lycan, examina de nouveau tous les noms qui étaient listés et but la moitié de la choppe de bière qui venait de lui être apportée. Le gobelin rangea son livre et se leva pour examiner par la fenêtre le temps dehors. L'orage se calmait. Alors il revint à table et parvint à prendre du bout des doigts. Eh oui, une table sur un baril, ça n'était pas pratique pour la taille des petits peaux-vertes, parce que les autres peaux-vertes d'orcs, à eux, ça ne leur posait aucun problème.

"L'orage se calme, déclara Torrek. Nous allons nous mettre en route pour vos ingrédients et nous préparerons quelques potions dans la forêt. Mais si le loup-garou se pointe, je te jure que je te plante et prends mes jambes à mon cou."

Il laissa deux pièces sur la table et invita Alwing à sortir de cette taverne miteuse. Pendant la route, il lui expliqua les rouages de l'alchimie car pour lui, l'herboristerie pouvait donner des potions puissantes si l'on savait bien s'en servir.

"... Et c'est pour ça qu'il ne faut pas se limiter à l'usage des plantes dans leur état premier, mais il faut aussi les manipuler, les transformer, modifier leur propriétés ou en ajouter de nouvelles. On a déjà vu des malédictions mortelles échapper à toute magie et soignée par un alchimiste très talentueux.

Le maître et son apprentie se trouvèrent finalement à l'orée de la forêt. Alors Torrek sortit une fiole, la même que celle qu'il avait sortie lorsqu'il avait surpris le lycan et contenant le même liquide gluant, et la jeta à Alwing.

"Applique toi ça sur les aisselles et dans ton cou, ça camoufle les odeurs. Déjà que je prends des risques en retournant dans cette foutue forêt, si en plus tu pues la viande fraiche, bah on a plus qu'à se tailler les veines ici! Ca sera plus rapide et... Il eut un frisson, imaginant toutes les horreurs que pouvaient lui faire subir un loup-garou. Et moins douloureux."

Ils entrèrent dans la forêt et tous deux cueillaient des fleurs, examinaient des mousses, goûtaient des plantes comestibles, frottaient des feuilles sur leur doigts qui se mettaient soudain à émettre une forte odeur, plus ou moins plaisante selon les spécimens. Arriva midi et le petit creux. Fort heureusement il avait placé quelques pièges grâce à des arbres dont le tronc était assez souple pour pouvoir toucher le sol et se détendre afin de secouer la bête appâtée pour l’assommer ou au mieux la tuer sur le coup et avait attrapé un lapin dans un de ceux-ci.
Alors ils s'étaient installés et Torrek faisait cuire ce lapin.

"D'où viens-tu, Alwing? Demanda-t-il sans crier garde tout en faisant tourner le lapin sur le barbecue de fortune. Il est rare de trouver encore des humains s'intéressant à la nature.

Le repas se finit lorsqu'un croassement leur parvint du feuillage d'un arbre. Torrek siffla et un corbeau vint se poser sur son bras. La dureté de la peau des gobelins leur permettait de supporter les serres des volatiles, à contrario des humains qui devaient utiliser quelque gantelet pour pouvoir les accueillir. Il détacha la ficelle qui retenait l'enveloppe, tiens, voila un lourd fardeau pour un oiseau, et lit le tout.
Il y trouva une carte avec ce qui semblait être un itinéraire marqué par un trait noir fait à l'encre. Un petit mot l'accompagnait:

"Torrek'th, mes rworg'th ont retrouvé le convoir que tu... Convoites! (remarque le petit mot de jeu) Tu pourras trouver le tracé qu'ils ont déduit pour leur tendre un piège. Bonne chance mon ami. Ps: l'élection a lieu dans plusieurs mois. J'aimerai d'autant que tu viennes décider à ma place. La plupart sont des nouveaux et la politique ne m'intéresse pas le moins du monde."

A son tour, Torrek sortit une petite feuille et lui écrit une brève réponse:

"On dit jeu de mot, et non pas l'inverse, abruti de gobelin! Je reviendrai avant si je le peux. Autrement, donne ton vote au plus offrant. Qu'Orghal et Telssh'ar te protègent."

Le gobelin poussa un cri de surprise lorsqu'il vit que le tracé passait par une route non loin de la forêt avoisinant le village Merak.

" Ça, ma petite Alwing, c'est une aubaine! Tu vas pouvoir t'acquitter de ta tâche aussi rapidement qu'elle t'a été imposée! Mais j'aime autant te prévenir, les personnes que nous allons affronter sont des alchimistes confirmés, capables de nous tuer si nous faisons la moindre erreur. Même si, évidemment, je ne fais jamais d'erreurs."

Durant le reste de la journée, le duo temporaire se dirigea vers cette route et Torrek s'occupa des préparatifs. Il fabriqua des sortes de mines de fortune. Lorsque quelqu'un passera dessus, s'en suivra une explosion dû à la poudre noire inflammable qui sera allumée par un ingénieux système de briquet alimenté par la magie du gobelin et actionné par la pression donnée par le pied du malheureux qui marchera dessus. Il enterra deux son invention qui selon ses calculs devrait faire pas mal de dégâts.
Ensuite, il s'asseit en tailleur sur la route, et lâcha une incantation du bout des lèvres qui dura quelques minutes. Mélange de pyromancie et d'enchantement, elle allait créer une langue de feu lorsque le gobelin décidera de l'activer, bien sûr le piège n'était visible que de lui. Puis il se cacha de nouveau dans la forêt.

"Bon, avec ceci, le gros de leur troupe devrait être annihilé. Il lit la surprise sur le visage de la louve et poussa un soupir las. Oui, c'est un gros convoi. Et en plus, certains sont peut-être presque aussi puissants que moi. On va installer un système de garde, je commence si tu le désires. Cette journée a été lourde d'apprentissage et de découvertes, repose toi un peu. Tu prendras la relève à minuit, puis nous nous relaierons toutes les trois heures. Bon courage, Alwing."

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Mar 26 Mar - 1:32
Alwing regarda le livre que le gobelin sortit de son sac. La grosseur et l’usure de celui-ci témoignait que la peau verte l’avait utilisé plus d’une dizaine de fois. Elle y vit quelques plantes qu’elle ne connaissait pas, d’autres uniquement de vue ou encore qu’elle avait répertorié dans son herbier.

"Alwing... La plupart des plantes que tu désires ont des vertus curatives une fois manipulées. Un proche souffrant? Une malédiction à annuler ? "

La jeune louve se crispa à l’entente de son prénom mais ne laissa rien paraître. Elle n’était pas encore prête à ce que le gobelin l’appelle d’une manière aussi "familière". La blonde n’arrivait –et soyons honnête ne voulait pas- l’appeler par son nom. Elle savait que cela montrerait qu’elle lui faisait confiance, ce qui n’était pas vraiment le cas en cet instant. De plus, elle n’aima pas le sourire que lui fit la peau-verte et elle lui jeta un regard sombre.

"Cela ne regarde que moi" répondit-elle abruptement

La lycan laissa le gobelin prendre son herbier et l’analysa plus attentivement. Il regarda ensuite au dehors et informa à la jeune femme que l’orage s’était calmé. Il pensa tout du moins le faire car Alwing savait déjà que le temps avait encore changé, l’ayant sentit. Le petit-être l’informa véritablement qu’ils allaient récolter les plantes qu’elle avait besoin, ce qui la fit sourire intérieurement. Elle dût cependant encore empêcher qu’un rictus moqueur ne s’affiche sur son visage lorsque la peau-verte lui dit qu’il s’enfuirait purement et simplement si il se retrouvait face au loup-garou qu’il avait aperçut plus tôt.

"Ce n’est pourtant par ce que tu fais", pensa-t-elle avec amusement.

La jeune louve sortit à la suite du gobelin en le remerciant d’un hochement de tête d’avoir payé sa consommation –qu’elle n’avait même pas totalement bu soit-dit-en-passant -. Elle respira à plein poumon l’air qui l’entourait. Elle aimait l’odeur que la nature possédait après une période de pluie et celle-ci lui fit oublier la puanteur de la taverne.

Durant leur marche sur le sentier, le gobelin lui parla de ce qu’était l’alchimie et tout ce dont elle devait savoir dessus. Il énonça de même l’importance des plantes dans ce domaine. Une fois à l’entrée de la forêt, Baedre lui lança une fiole qu’elle regarda avec méfiance. Oui, elle appelait le gobelin par un nom parce que de un : elle ne savait si c’était son nom ou son prénom mais c’était le "nom" le plus court –et celui qu’elle avait retenue- et de deux : après que la peau-verte lui ai autant parlé d’alchimie, il lui montra qu’il possédait un très grand savoir et qu’il méritait un peu plus de respect.

"Applique toi ça sur les aisselles et dans ton cou, ça camoufle les odeurs. Déjà que je prends des risques en retournant dans cette foutue forêt, si en plus tu pues la viande fraiche, bah on a plus qu'à se tailler les veines ici! Ça sera plus rapide et...Et moins douloureux. "

Alwing perçut le tremblement du gobelin la faisant soupirer intérieurement. Ok, elle savait que les loups-garous avaient légèrement tendance à manger de la "viande fraîche" –souvent humanoïde- mais de là à penser qu'ils l’étaient TOUS l’irritait profondément. La jeune louve ressentit une douce chaleur au niveau de sa peau en contact avec ses pierres. Elle avait comme l’impression que cette chaleur lui disait de se calmer. Après un grognement assez discret, la blonde fit semblant de passer le contenue de la fiole sur elle et la rendit au gobelin. Elle était d’accord pour lui montrer du respect mais elle refusait de "couper" son odorat.

Une fois dans la forêt, l’herboriste en herbe et le maître en alchimie cueillirent les plantes recherchés en les analysant attentivement pour ne pas se tromper, en étudièrent d’autre que la jeune lycan ne connaissait pas. Quand le soleil "afficha" midi et que la faim se fit ressentir, les deux naturaliste firent une pause. Baedre prépara le déjeuner qui était un lapin qui s’était fait prendre dans l’un des nombreux pièges que le gobelin avait dispersé. Il fit cuir le lapin et entama une conversation.

" D'où viens-tu, Alwing ? Il est rare de trouver encore des humains s'intéressant à la nature. "

La jeune louve perdit sa "bonne humeur" lorsqu’elle se rappela ses origines. La chaleur réconfortante que lui apportèrent ses pierres la consola un peu.

"Je viens…du désert orientale, dans l’Edora…"

Le reste du repas se passa sous silence et le croassement d’un corbeau se fit entendre à la fin du déjeuner. Baedre l’appela et lit le message que lui apportait le corbeau. Il y répondit sur une feuille qu’il attacha sur l’oiseau puis celui-ci s’envola avec son nouveau courrier. Un cri de surprise échappa au gobelin et attira un regard interrogateur de la jeune lycan. Il regardait une carte et était assez heureux de son contenu.

" Ça, ma petite Alwing, c'est une aubaine! Tu vas pouvoir t'acquitter de ta tâche aussi rapidement qu'elle t'a été imposée! Mais j'aime autant te prévenir, les personnes que nous allons affronter sont des alchimistes confirmés, capables de nous tuer si nous faisons la moindre erreur. Même si, évidemment, je ne fais jamais d'erreurs. "

"Je l'espère...", répondit-elle intérieurement.

Alwing regarda plus qu'elle n'aida le gobelin à "préparer le terrain" pour intercepter son convoi. Elle le vit enterrer et poser différents pièges magiques et/ou alchimiques –elle ne savait pas en quoi ils consistaient- puis faire une incantation assez longue sur la route puis il revint dans la forêt.

"Bon, avec ceci, le gros de leur troupe devrait être annihilé.

"Seulement ?", répliqua-telle toujours intérieurement avec étonnement. Surprise qui fut visible puisque son compagnon temporaire soupira de lassitude.

Oui, c'est un gros convoi. Et en plus, certains sont peut-être presque aussi puissants que moi. On va installer un système de garde, je commence si tu le désires. Cette journée a été lourde d'apprentissage et de découvertes, repose toi un peu. Tu prendras la relève à minuit, puis nous nous relaierons toutes les trois heures. Bon courage, Alwing."

Alwing hocha la tête et partit s’installer contre un arbre non loin afin de se reposer. Elle regarda son collier et ses pendentifs n’émettaient aucune lumière. Cependant, ils brillèrent doucement quand elle les caressa puis ferma les yeux, écoutant les bruits de la nature comme berceuse pour s’endormir. La jeune louve se réveilla quelques temps plus tard en sursaut, à cause de son cauchemar. Elle se leva rapidement et regarda affolé autour. Elle se calma progressivement grâce aux pierres qui brillaient fortement.

"Encore…" souffla-t-elle avec tristesse.

Elle cacha son visage de ses deux mains, soupirant de fatigue. Un mouvement sur son manteau la surprit et la fit avoir un mauvais réflexe : elle se retourna en balançant sa jambe dans le mouvement de rotation visant l’être –vivant- qui l’avait…surprise… Celui-ci eut heureusement beaucoup de chance car la jeune Fenelith arrêta son coup de justesse quand elle reconnu le gobelin. Elle abaissa sa jambe et regarda le petit-être, cherchant quoi dire.

"...Bonne nuit Baedre…" dit-elle d’une voix un peu sombre, après plusieurs minutes.

La jeune femme ne porta plus d’égards au maitre alchimiste et alla à "son poste" tout en analysant les environs et en admirant la lune qui n’était pas encore pleine en cette soirée mais qui éclairait assez bien la forêt. Trois heures s'écoulèrent ainsi et alors qu’elle allait réveiller Torrek, son attention fut soudain attirée par des bruits. En les écoutant attentivement, elle reconnue le bruit de chevaux qui arrivaient en leur direction. Elle se dépêcha de prévenir son comparse.

Le convoi qu’ils attendaient arriva quelques minutes plus-tard et Alwing peu reconnaitre qu’il était en effet assez grand, plus d’une trentaine d’hommes en armure et à cheval ou à pied composait seulement la garde de leur cible. Certains des hommes à pieds qui portaient des torches, leur permettant d’observer le convoi. Il y avait plusieurs charrettes, quelques voitures en toiles, des chariots portant des caisses, d’autres avec des toiles. Soudain le convoi s’arrêta et un homme à cheval –Surement le chef- parla à celui qui était à sa droite. Celui-ci avança avec son cheval, passa sans problème inspecter les environs puis revint faire son rapport. Le chef parut sceptique puisqu’il continuait à regarder partout puis son regard s’arrêta dans leur direction. Il semblait comme renifler l’air mais voyant qu’il n’y avait aucune preuve de son "malaise", il décida de faire reprendre la route, toujours en regardant dans la même direction qu’eux.

"Serait-il…"

Mais Alwing n’eut pas le temps de finir se phrase que l’une des mines du gobelin s’activa, créant une explosion de flamme, détruisant violemment la charrette qui avait eu le malheur de passer dessus. S’ensuivit ensuite d’autres explosions, faisant s’affoler le bétail. Effrayer comme ils étaient, ils activaient d’autres embuscades, créant encore plus de dégât matériaux. Les soldats dégainèrent leur épée, ne sachant d’où venait l’attaque. Les passagers sortirent des voitures, dont l’une explosa, faisant encore plus de victimes. Les éclats de celle-ci furent comme stoppés et sur l’ordre du chef furent envoyer dans leur direction.

La jeune lycan sauta sur le côté évitant de peu l’attaque et cru entendre son compagnon jurer. Quand elle se releva, elle remarqua que l’armée du convoi s’approchait mais ils furent bloqués par les attaques alchimiques de Torrek. La riposte ne tarda pas non plus à se faire car la blonde du passer son temps à se protéger face contre terre pour esquiver les différents projectiles de feu, de glace et de verre. Alors qu’elle se leva, elle fut étonnée de voir que les soldats armaient leur arc de flèches enflammés. L’apha s’était elle ne savait comment mise hors de porté mais pas le gobelin et il risquait fort peu de pouvoir les éviter.

Les flèches furent lancés et Alwing ne voulait pas être témoin de la mort de Torrek –elle ne voulait pas non plus avoir des soucis avec sa famille-. Elle fonca sur le gobelin, le saisit par le col de son manteau dans ses crocs et bondit en dehors de la trajectoire des flèches. Elle se mit à l’abri derrières les gigantesques racines d’un arbre. La jeune louve déposa la peau-verte au sol et fut amusée de la réaction de celui-ci.

"Je savais que ça lui plairait" ricana-t-elle intérieurement.

Cependant, ce moment d’amusement fut de courte durée car leur abri de fortune venait de dire au revoir à leur tronc. La lycan regarda Torrek, essayant de lui dire "Visez-bien ou c’est vous la prochaine cible" avant de s’élancer vers leur ennemis en bondissant et en courant en zigzag pour éviter les attaques. Elle plongea sur un soldat et lui trancha la gorge avec ses crocs, tachant de rouge son pelage ivoire puis repartit à l’assaut sur d’autre victimes. Alors qu’elle s’apprêtait à augmenter le nombre de morts, la lycan se reçut un coup puissant sur son flanc droit, l’envoyant contre un arbre qui ne teint pas le choc –paix à son âme-.

Elle se releva, un peu sonnée et regarda sans grand étonnement le loup qu’il lui faisait face. Au vu de ses babines retroussés et de son regard haineux, Alwing sut que son adversaire ne voulait pas lui faire du bien.

"Comme-ci ça changeait de d’habitude"

Eut-elle le temps de penser avant d’esquiver un coup de griffe de son adversaire, coup qu’elle répliqua par une attaque morsure qui rata sa cible. Les 2 loups s’écartèrent et ce regardaient en position d’attaque, tout crocs dehors. Au même instant, les 2 loups se sautèrent dessus, visant à blesser le plus l’autre, ce que réussit à faire la blanche en griffant très profondément le brun et Alwing se réjouit de son cri de douleur.

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Mer 17 Avr - 18:45

Torrek se fit réveiller en plein milieu de la nuit par Alwing. Sortant rapidement de sa torpeur, il alla épier la scène avec Alwing parmi les fourrés. Alors le convoi vint doucement vers leur direction. Leur position surélevée leur permettait de voir le nombre exact de mercenaires qui protégeaient sa précieuse cargaison.

Vaine tentative, pensa Torrek, mais cela en dit long sur ce qu'ils transportent. Karn avait raison, c'est maintenant à moi de récupérer l'amulette.

Mais un des gardes à cheval, qui ne portait que de simple vêtements s'avança alors et fit signe à l'escorte de s'arrêter, donnant une sueur froide au gobelin. Il sursauta presque lorsque celui qui devait être le chef tourna la tête dans leur direction. Les avait-il repéré? Comment cela pouvait être possible, ils étaient beaucoup trop loin pour être aperçu par un homme normal...

Un mage utilisant l'Ür? Pensa le peau-verte. Ou alors... Un flash traversa son esprit, ou alors le lycan que j'ai vu tout à l'heure, serait-il venu repérer les lieux? A-t-il débusqué des bandits qui s'apprêtaient à leur tendre une embuscade? Mais dans ces cas-là, il ne peut pas nous sentir, je suis sûr que ma concoction anti odeur est cent pour cent efficace.

Heureusement, ils reprirent la route. Sans doute devaient-ils être pressés d'être dans un lieu sûr. Les alchimages n'auraient pas voulu que leurs précieux artefacts se trouvent entre les mains de n'importe qui. Or cette nuit, l'un d'eux allaient se retrouver autour du coup du gobelin, ça il en était sûr et il était prêt à tout pour y parvenir.

La première mine se déclencha, tuant et blessant une dizaine d'hommes tout en expulsant d'autres. Deux autres bombes se chargèrent d'effrayer les chevaux qui détruisirent les attelages privant le convoi de toute mobilité et les empêchant ainsi de battre en retraite. Mais les opposants ne tardèrent pas à trouver la cachette de leurs agresseurs. Torrek envoya une boule de feu qui explosa sur une deuxième voiture mais les débris expulsés par l'explosion touchèrent le gobelin au bras gauche lui arrachant une injure.
L'heure n'étant pas aux lamentations, il sortit de son sac des petites fioles dans lesquelles reposait un liquide gazeux et vert.

"Ça va les ralentir!" Lança-t-il à l'adresse d'Alwing qui s'était réfugiée.

Il les lança le plus précisément possible en plein groupe ennemi. Au contact du sol, les fioles se brisèrent les le liquide devint gaz. Certains soldats furent pris dans les volutes vertes et commencèrent à tousser sans pouvoir s'arrêter... Jusqu'à ce que mort s'en suive. La plupart reculèrent alors et dégainèrent leurs arcs. Mais l'attention de Torrek fut happée par autre chose. La porte d'une des voitures s'ouvrit et un être trop petit pour être un homme et pas assez épais pour être un nain se dressa à la place de ladite porte.

"Un... Un.. Balbutia Torrek, Un gobelin? Comment est-ce possible?"

D'un claquement de doigts, le gobelin ennemi alluma les flèches des archers et tous se mirent à tirer sur ordre du lycan. Torrek n'avait aucun endroit par où s'échapper, c'en était fini de lui. Il s'insulta d'être resté ainsi bouche bée devant la découverte d'un de ses congénères. Alors qu'il s'apprêtait à lancer un dernier sort avant de mourir, il fut interrompu par un impressionnante force qui le tira par le col, et il se fit tirer à toute vitesse derrière un arbre. Lorsqu'il releva la tête il aperçu... UN LYCAN!

"Alwing, c'est toi? Demanda-t-il en connaissant déjà la réponse. Un sourire triomphant vint jouer sur ses lèvres. Ça pour une surprise... Bon, je te laisse t'occuper du lycan alors. Le gobelin et les autres sont pour moi. Ils doivent être 8 en tout.

Il regarda la louve charger et sourit lorsqu'elle expulsa un des soldats restant.

Tss, vantarde! Pensa-t-il. Allez, tâchons d'utiliser ce gain de temps à bon escient et lâchons un dernier enchantement.

Il sauta sur la souche de l'arbre, fit des grands gestes en murmurant des paroles incompréhensibles pour la plupart des êtres vivants n'étant pas confirmés en enchantement et en pyromancie. La souche prit alors feu, et l'attention revint donc vers Torrek, attention qu'il attira un peu plus en faisant des doigts d'honneur aux soldats qui le chargeaient, précédant le gobelin qui arrivait tranquillement vers Torrek. Il finit en lâchant un grand "Brethwor'ish 'thal kal'era!"
(littéralement, "l'épreuve du feu vous consumera")

Mais rien ne se passa. Le feu consumait l'arbre sans que rien d'autre ne se produise et les soldats qui avaient ralenti leur course, surpris par cet élan de paroles gobelines reprirent du poil de la bête et se mirent à charger de nouveau.

"Quoi? Dit Torrek, offusqué. BOUGEZ VOS CULS! J'AI PAS APPRIS TOUS CES ENCHANTEMENTS POUR RIEN!

Un ricanement vint des flammes, un ricanement enfantin, strident. Puis une flammèche de la taille d'une souris s’éjecta du foyer, se redressa... Se redressa? On pouvait difficilement discerner une bouche et des yeux mais ils étaient bien là, et la flammèche ricanait toujours jusqu'à ce qu'elle se mit à rire aux éclats. Un rire mêlant démence et hyperactivité. Alors elle se mit à courir en rond avant de foncer vers les soldats avec ce même rire strident appelant la folie tandis que d'autres flammèches sortaient du foyer. La première flammèche arriva aux pieds du soldats qui évita de justesse le petit être magique mais elle parvint à attraper la jambe du deuxième et mordit de toute ses forces, ce qui eut pour effet d'enflammer entièrement la jambe du soldat tandis que la flammèche se consuma aussitôt.

"Ce sont des flammèches sacrificielles! S'écria le gobelin ennemi à l'adresse de ses soldats. Évitez-les!"

Mais trois autres soldats ne parvinrent pas à éviter les petites créatures qui courraient partout et faisaient danser les ombres des arbres à une allure infernale. Il ne restait donc plus qu'un soldat et ce gobelin qui rit une des flammèches dans sa main. Celle-ci devint alors bleue et fonça vers le foyer du feu, puis lorsqu'elle sauta dedans, le feu s'éteignit instantanément, tuant toutes les autres flammèches.

Hmm.. Ce n'est pas un manche, Remarqua Torrek tandis qu'il tranchait la gorge du dernier soldat, s'étant faufilé entre les ombres tandis qu'il était occupé à éviter les petits êtres enflammés. Il dégaina ensuite son arme si caractéristique. Sorte de petite faux attachée au bout d'une longue chaîne dont l'autre bout était une dague qu'il tenait dans sa main gauche.

"Ainsi donc, tu es Baedre Torrek'rworg'th...
-Et toi tu n'es rien, 'th! Traître à ta race!
-Moi, un traître? Voyons, conseiller... Qui est en train d'annihiler tout un convoi appartenant aux alchimages pour ses propres intérêts? Ne me sors pas de telles conneries."

Et il s'élança sur Torrek en dégainant ses deux dagues tandis que ce dernier évita ses coups. Le conseiller gobelin prit difficilement le dessus avec son bras gauche ainsi blessé. Mais une ouverture chez son adversaire lui permit de lancer la faux sur sa jambe afin de le déséquilibrer, puis de lui planter la dague dans le ventre. L'autre ne put même pas se relever, et cracha du sang.

"Ou est l'amulette? Tenta Torrek.
-Va te faire foutre... Tu ne mesures pas la puissance d'un tel... Il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'il s'était déjà vidé de son sang."

Le gobelin victorieux se releva péniblement en grimaçant de ses blessures et tâcha de rejoindre Alwing. Après ce douloureux combat, elle pouvait prendre tout ce qui avait de la valeur dans les chariots. Lui ne pensait qu'à cette fameuse amulette.

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