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A la recherche d'un disparu ( pv Viladra)
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Ven 15 Fév - 14:08
Le cri des mouettes poursuivaient l"embarcation depuis maintenant trois jours. Le Sombre Loup se tenait sur la proue du navire, contemplant de ses yeux pales le port d'Ivoire qui se dressait au loin. Le port marquait l'entrée dans les terres ancestrales des dragons, une terre stérile fait de cendre et de poussière ou se dressait à intervalle régulier les restes de ces créatures autrefois majestueuse. C'est la sa destination.

L'altercation qu'il avait eut avec les chevaliers de la Lune Noir lui avait confirmé une chose au lycan : les Immortels étendait progressivement leurs influences dans les royaumes nordiques . Il ne serait pas étonné que les monarques décadents de cette race ait des vues expansionnistes sur les royaumes fertiles que représentait le Nord du continent et que l’on retrouve dans les mois qui suivraient de plus en plus d’espions au seins des administrations. Mieux valait donc pour lui de changer d'air avant que les choses tourne à l’orage.
Le colosse c'était donc engager sur le premier vaisseau marchand en tant que mercenaire. Ce genre de bateau , n'aillant pas les moyens de se payer les services d'une milice permanente pour défendre leurs biens contre les pirates et les monstres marins , avait néanmoins toujours besoins de gros bras . Ils préféraient pour cette tache engager des mercenaires qu’ils débarquaient à la fin du voyage. Ainsi Arénai avec sa carrure n'eut pas de mal à se faire recruter .

Pendant le mois que dura la traversé, il n'eut pas beaucoup à se plaindre. Hormis une attaque d'une navire pirate elfique isolé ( et dont ils n'eurent aucun mal à repousser les attaques ) , il n'eut aucune autre agression. De plus , c’était le mois de Namor , et le lycan n’avait pas eut à subir l’influences des lunes .Arénai put ainsi se concentrer la suite des événements.

Le vaisseau débarqua deux jours plus tard. Le soleil brillait haut dans le ciel, rendant le port étouffant. Les odeurs de poissons et de sueur agressèrent l’odorat subtil du Sombre Loup bien avant que ce dernier ne mette pied à terre. Décidé à ne pas trainer plus longtemps dans le coin , le barbare récupéra sa solde auprès du capitaine et s’engouffra dans les méandre de la ville.

Il prit la direction de l’Auberge du Dragon Noir , un modeste établissement de bois délavé par des années d’air marin. Arenai connaissait Margarette , la tenancière ,de longue date. Il l’avait rencontré à Isgard , quand elle officiait encore en tant que mercenaire. Elle était l’une des rares amis que compter le lycan.
Poussant la porte, le géant dut se baisser pour entrer. La salle étaient remplis de marins braillant et beuglant , ivre de vin après avoir finit le traditionnel Tourteau Mariné qui faisait la renommé de la maison. Il put donc passez relativement inaperçu pour atteindre le comptoir ou se trouvait Margarette.
-« C’est complet mon mignon , tu va devoir patienter » déclara t-elle sans même lever le nez du verre qu’elle était en train d’essuyer à l’aide d’un torchon à la propreté douteuse.
-« Sa m’ettonerai , vu la qualité de ta cuisine , la moitié de ces marins seront morts d’ici une heure .» rétorqua de sa voix grave le géant , une lueur amusée au coin des lèvres.
Margarette , une jolie brune d’une trentaine d’année aux yeux d’un joli bleu océan , leva soudain le nez , interloquée. Un franc sourire se dessina alors sur son visage .
- Arenai ! Ca faisait si longtemps !
Elle laissa en plan ce qu’elle était en train de faire pour venir serrer le géant dans ses bras , qui la serra avec une douceur qui lui était peu coutumière .
- Mon dieu , mais regardez moi sa : dix ans que l’on ne c’est pas vu , et tu n’a pas prit une seule ride ! lâcha t-elle en se dégageant des pattes du sombres Loup pour mieux le contempler.
- Par contre toi tu as changé, lui répondit le géant. La meilleur tueuse de Troll de tout le nord, reconvertie en tavernière. Et tout cela par amour … D’ailleurs, ou est Jarvis ?
Le sourire de Margarette s’effaça aussi vite qu’il était apparu.
- Arenai … Jarvis nous as quitté il y a six mois. On croulait sous les dettes et cet idiot a décidé de reprendre du service. On l’a engagé pour 1000 couronne d’or dans une expédition qui allait vers l’Ouest, au temple Damonique.
Le colosse vit que son amie refouler ses sanglots à grand peine, et la voie de la belle jeune femme se troubla quand elle déclara :
- Je n’ai plus de nouvelle de lui … J’ai peur qu’il lui soit arrivé malheur. Je serai bien parti à sa recherche, mais je ne peux laisser Léo tout seul. Il vient d’avoir deux ans tu sais. Tout le portrait de son père… J’ai peur Arenai…. J’ai engagé une magicienne pour le retrouver , mais personne n’est aussi doué que toi pour le pistage.
Le Sombre Loup lut dans le regard de son amie une supplication muette, un appel à l’aide.
Le géant avait beau être misanthrope sur les bords, il n’était pas complètement insensible. Ne supportant pas de voir Margarette si malheureuse, émis un bref soupir et déclara :
- Très bien, je l’aiderai à retrouver Jarvis.
Le sourire de Margarette fleurit sur son visage, comme une rose s’ouvre au contact des premiers rayons de soleil.
- Merci Sombre-Loup . Mille fois merci. Je vais vous présenter de suite.
Arenai suivit son amie à travers les rangs des buveurs jusqu'à une table ou se tenait une silhouette encapuchonnée.
- Madame , déclara la tavernière de sa voie chantante , je vous présente Arenai Sombre-Loup. C’est un ami , et il vous aidera dans votre quête.

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Description: – Aussi, vois ce souris fin et voluptueux Où la Fatuité promène son extase ; Ce long regard sournois, langoureux et moqueur ; Ce visage mignard, tout encadré de gaze, Dont chaque trait nous dit avec un air vainqueur :
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Sam 16 Fév - 11:49




Enfants de la lune...

"Le Démon fait des trous secrets à ces abîmes,
Par où fuiraient mille ans de sueurs et d'efforts,
Quand même elle saurait ranimer ses victimes,
Et pour les pressurer ressusciter leurs corps."



(hrp : avant de commencer, sache que si les nocturnes sont immortels, nous ne sommes pas invulnérables… On ne peut pas nous couper les quatre membres, nous arracher le larynx et laisser s’effondrer une maison sur nous sans que nous ne mourrions x) et on n'a pas tous un cheveu sur la langue è_é)

Quand je fus rentrée à Serkheim, la charge de travail me rattrapa rapidement et je dus rester au manoir les semaines qui suivirent afin de remettre de l’ordre. Obligée de délaisser des tâches à des moins gradés que moi pour que je puisse maintenir un rythme appréciable, voir mes troupes partir en mission sans moi me mettait au supplice. Ainsi, fomoire que j’étais, malgré toute la gloire et le pouvoir qui reposaient sur moi, j’étais obligée de faire de la paperasse. Faros et moi étions au supplice et je n’avais guère le temps de penser autre chose… Puis enfin, le bout de nos tâches apparut, comme une obscurité bienveillante au bout de ce couloir aveuglant.
Après une séance d’entrainement en compagnie de mon bras-droit et d’Ahiyyad qui se haïssaient un peu plus chaque jour, je rentrai l’esprit reposé et le corps épuisé quand un jeune messager vint m’intercepter dans mon trajet jusqu’à la salle de bain. Reconnaissant là le visage d’un des subalternes du seigneur Astérion, je fis signe à mes deux élèves de s’éloigner afin que je puisse écouter le contenu de la missive…

Dame Memphis, mon seigneur m’envoie pour vous informer qu’une mission particulière lui a été apportée et qu’il pense, qu’après votre retour, vous serez ravie de vous en occuper.

« Dit comme ça, ça fait étrange…
Astérion sait ce qu’il me plait…
Encore une aventure qui va nous faire frôler la mort… Halala. »

Hochant la tête, je le congédiai après lui avoir fait transmettre au seigneur fomoire que je passerai le voir en fin de soirée.
Après m’être nourrie sur un amant, je m’habillai rapidement et rejoignis le centre de la capitale où, dans un salon luxueux de la citadelle, le seigneur Astérion m’attendait.
Après avoir pénétré dans ce chef d’œuvre d’architecture, menée dans un dédale de couloirs de parés de tenture cramoisie et décorés de sculptures aussi abstraites que tourmentés, on ouvrit bientôt face à moi deux lourdes portes de bronze et je rentrai dans une pièce agréablement fraiche où les hautes fenêtres en ogive étaient recouvertes d’épais rideaux noirs. Des tapisseries représentant des scènes historiques de nocturne, une fontaine richement décorées de gravure ruisselant dans un coin de la pièce, on sentait l’opulence et le désir d’impressionner les conviés. Je me rappelais encore des premières impressions d’extase quand j’étais entrée dans ce genre de lieu pour la première fois… Désormais, je n’y voyais qu’une brève richesse quotidienne et inintéressante.
Une silhouette imposante se détacha d’un lourd fauteuil en velours et je m’y approchai, tout sourire, avant de serrer les mains du nocturne qui me faisait face. Grand, une musculature bien plus développée que la moyenne et le visage d’une cinquantaine d’années respirant la sagesse, Astérion était quelqu’un non seulement d’influent, mais de très intelligent. Je ne le craignais plus comme au premier jour mais mon respect et mon admirations n’avaient jamais changé…

Astérion, quelle plaisir de vous voir.

Plaisir partagé, Viladra, assieds-toi donc… Répondit-il avant de me montrer un siège à côté du sien. Tu as fait vite, à ce que je vois.

Mon sourire s’élargissant un peu plus, je m’installai confortablement et attendis qu’il reprenne la parole. Une mission avait-il dit ? Il savait que j’aimais être sur le terrain mais que je dédaignais les objectifs trop ennuyeux. Traquer des vampires sauvages… Ca avait du bon, je faisais souvent d’intéressantes rencontres sur le chemin, mais il fallait avouer que ça finissait par devenir la routine, or il n’était jamais bon de s’enfermer dans de vieilles habitudes… Trop de fomoires avaient perdu une part de leur crédibilité en devenant d’adipeux personnages plantés sur leur trône…

Cela faisait quelques temps que nous traquions un nocturne renégat… Commença-t-il. Une bête immonde entre l’animal et l’être conscient mais non pas dénuée de talents. Il était malin, il a réussi à nous éviter un long moment… Et j’hésitais à envoyer un haut-fomoire s’en occuper.

Pourquoi ne pas l’avoir fait ?

Parce que finalement, nous avons réussi à l’intercepter. Ce ne fut pas très difficile, à vrai dire…

La troupe de nocturne avait sillonné les territoires, suivant les infimes traces de leur proie et réussissant de justesse à ne pas la lâcher grâce aux erreurs des personnages qui le suivaient. des elfes, peut-être des humains et très certainement un nain, paraissait-il…
Ils durent monter jusqu’aux terres du nord, quittant le Nedora pour gagner l’Albera vers les villages isolés. Là-bas, comme la nuit tombait plus tôt et que le climat était frais, ils récupérèrent plus de force et leur efficacité s’en retrouva surdéveloppée… Et ils finirent par entendre des rumeurs, des villageois qui parlaient d’un combat de géants face à une créature de la nuit. Une créature de la nuit…
Il ne fut plus difficile à partir de ce moment-là de retrouver les restes d’une auberge, ainsi que ceux, moins agréables à voir, d’un tronc de nocturne qui avait péri depuis un moment suite à ses blessures. Alors la traque s’arrêta là mais une nouvelle question s’imposait… Qui avait pu battre un vampire dont la puissance rivalisait sans doute avec celle d’un vicaire, voire d’un haut-vicaire ? Un ennemi de Serkheim était-il apparu ou était-ce simplement un guerrier qui n’avait fait que défendre sa vie ?

Le problème, reprit-il après son explication, c’est que les cadavres de ses autres agresseurs ont été retrouvés.

Et… ?

Et malgré les races différentes qu’ils représentent, il n’en reste pas moins que la force qui a permis de causer ces blessures mortelles est phénoménale…

« Un démon ? Un dragon ? Un troll ?
Aucune idée… Quelqu’un d’intelligent, en tout cas… »

A l’air que j’affichai, le fomoire esquissa un sourire entendu quand il comprit que j’arrivais à la même conclusion que lui.

Oui, Viladra. Un démon aurait massacré les dépouilles, un troll les aurait à moitié mangées et d’autres bêtes sauvages ne les auraient pas laissées indemnes.

Vous pensez donc que… commençais-je, hésitant légèrement.

… Qu’il s’agit soit d’un lycan, et vu la force pas d’un faible, ou bien d’un changeur de forme d’à peu près le même acabit.

Ma mission était fixée et acceptée. Nos informateurs avaient tout prévu… Ils l’avaient pisté minutieusement, sans jamais s’approcher, utilisant mon large réseau d’indic’ ainsi que le sien et celui du fomoire Jëbryel. Savoir ses moindres faits et gestes ne fut pas une mince affaire, mais connaître sa position se révéla être un jeu d’enfants. Alors voyez-vous, lorsque l’on m’apprit qu’il était passé en Orath… Un frisson de mélancolie mélangé à de l’euphorie me gagna. Voilà bien longtemps que je n’étais pas allée là-bas…
Grâce à mon statut, trouver un navire qui me fit contourner le mur ne fut pas difficile. Au final, entrer en Orath était simple, mais pour en sortir… Il faudra que je fasse preuve d’ingéniosité. Le voyage se passa en toute tranquilité, une troupe de nocturnes m’ayant accompagné jusque-là et ayant la consigne d’attendre mon retour au port. J’avais été claire durant le trajet, je ne voulais qu’aucun conflit n’éclate en mon absence et qu’ils se fassent discrets, laissant le navire au large des côtes et ne s’aventurant pas sur le pont. Heureusement, ils n’avaient pas besoin de manger à terre puisque nous avions pris soin de prendre quelques humains volontaires avec nous, leurs vivres prenant moins de place que si chacun des nocturnes avaient dû se nourrir de la même façon.

Quand je gagnai le port Ivoire, je revêtis une ample cape sombre et rabattis le capuchon sur ma tête, masquant mes yeux sanglants et la peau pâle caractéristiques des nocturnes. Délaissant la petite dizaine de soldats nocturnes qui repartirent alors pour s’éloigner un peu, je me mis rapidement en marche Puis je me rappelai les ordres… J’avais déjà un contact avec une jeune femme qui souhaitait retrouver son mari, un soldat porté disparu. Je me fichais de cette mission mais elle me rappelait désagréablement le passé. Les êtres que nous aimions qui étaient obligés de suivre une voie imposée par les lois… Voilà pourquoi j’avais décidé d’être de ceux qui écrivent ces règles et non qui les suivent. Voilà pourquoi j’avais placé l’ancien personnage sentimental que j’étais pour renaître, plus forte et plus volontaire. Nouveau soupir de lassitude… Et cette chaleur qui ne cessait de me marteler le crâne, je n’en pouvais plus.

Notre cible aurait des contacts amicaux avec cette femme… Trouve la et il viendra à toi.

« En parlant d’amis…
Hm ?
Voilà bien longtemps que… Non, oublie. »

Quand je gagnai l’auberge, les clients hurlaient, les chansons paillardes résonnaient et je dus esquiver de nombreuses choppes dégoulinantes de bière qui se tendaient sur mon passage, accrochées à des bras hésitants et tâtonnant, rendus désordonnés par l’alcool. Gagnant le comptoir, une toute jeune femme nettoyait le plateau avec un chiffon et l’obligeant à se pencher en avant pour entendre mes mots, je lui indiquai qui j’étais. Vous savez, j’ai assis ma réputation sur une froideur et un cynisme exacerbés, un détachement de l’importance de la vie et une main de fer dans un gant de velours. Mais quand je vis son regard plein d’espoir, les larmes qui lui montaient aux yeux… J’aurais eu envie d’être cette femme, il y avait cent-quatre-vingt ans. Mais à moi, on ne me donna aucun espoir. Le passé doit être laissé à sa place…
Elle me mena jusqu’à une table légèrement isolée et me servit une assiette de tourteau assaisonné à je ne sais quoi. Esquissant un mince sourire, je ne touchai évidemment pas à cette nourriture, encore que j’aurais pu, n’ayant guère l’envie de devoir… m’en débarrasser après. Encore une joie de la nature que notre condition de vampire nous épargna pourvu que l’on ne consomme que du sang.
Je n’eus pas à attendre longtemps… La porte de l’établissement s’ouvrant une vingtaine de minutes plus tard, je vis une silhouette impressionnante, rivalisant aisément avec celle du seigneur Astérion, pénétrer dans la salle. Certains regards méfiants se tournèrent vers lui puis la cacophonie de beuverie revint aussi vite qu’elle était partie et tout reprit dans l’ordre. Plongée dans mes pensées, la voix fluette de l’aubergiste me ramena à la réalité quelques minutes plus tard…

Madame, me dit-elle , je vous présente Arenai Sombre-Loup. C’est un ami, et il vous aidera dans votre quête.

« Sombre-loup… »

Je le regardai s’éloigner tandis que le géant que j’avais vu un peu plus tôt s’avancer pour s’installer face à moi. Oui, vu sa carrure, je n’étais pas étonnée que ses agresseurs dans les terres du nord aient été aussi rapidement écrasés. Et puis… Sans même qu’il ne le sache, il avait fait notre boulot en tuant le renégat. Maintenant, ma mission, en-dehors de retrouver un humain perdu dans l’orath, était de savoir s’il représentait oui ou non une menace réelle pour Serkheim. Et selon la réponse, la suite des évènements risquait d’être aléatoire…
Personne ne prêtant attention à nous, je fixai alors ce loup-garou et, sans hésitation, rejetai tranquillement le tissu masquant mon visage en arrière, dévoilant mon faciès aux traits fins d’une blancheur d’albâtre et mon regard cramoisi.

Bien le bonjour, Sombre-loup… Le saluais-je, douceureuse. Viladra Memphis. Je suis ravie de mettre enfin un visage sur celui qui nous débarrassa d’un véritable parasite de notre royaume…

« Vil… ! »

Par cette simple phrase, j’espérai lui faire comprendre que non seulement j’étais une nocturne, mais une citoyenne de Serkheim. D’un autre côté, je sous-entendais clairement aussi que si je n’étais pas son alliée, je ne représentais pas non plus une force ennemie… Du moins, il était trop tôt pour en parler. Quoi de mieux qu’une mission entre un vampire et un lycan pour en apprendre un peu plus sur lui… ? En attendant, je me demandais quel était le type de réactions qu’il pouvait bien avoir…




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Dim 17 Fév - 18:25
Arenai se stoppa net. Un nouveau vampire ! Le géant avait quitté le Nord pour échapper à ces suceurs de sang, et voila que quand il arrivait enfin à l’autre bout du monde, ils étaient encore la . Le Sombre loup savait de plus que malgré l’aspect gracile de la créature en face de lui, il ne fallait pas s’y fier. Si cette vampire était dépêchée directement par les autorités de Serkheim pour intercepter un Lycan , elle devait être tout autre niveau que l’immortel qu’il avait abattu à Brume. Il allait falloir être très prudent.

Sans quitter l’Immortelle des yeux, le géant déclara d’une voix dangereusement basse :
- « Margarette , pourrais tu nous ramener une bière. Et prend ton temps.
La jeune femme lui jeta un regard interrogateur, mais vus l’absence de réponse de son ami, elle acquiesça et repartit au comptoir. Une fois son amie hors de vue, le géant décida enfin à s’assoir, posant sa hache d’argent en évidence sur la table.
- Ainsi donc, Serkheim envoit ses chiens à mes trousses à l’autre bout du monde. J’imagine qu’un Lycan aillant tué l’un des votre, même un renégat, a de quoi susciter leurs …curiosités. Ils vous ont envoyé ici pour savoir si je pouvais être une menace pour votre peuple. Et vous voila.
Arenai marqua une pause , puis continua :
- Je vais vous répondre clairement, sa vous évitera de perdre votre temps. Je n’ai aucune sympathie pour votre race, et l’idée de vous tuer ici et maintenant pour me ne me dérangerai pas plus que sa. Cependant, j’ai plus à gagner à collaborer avec vous, car je ne connais rien de ces terres. Par contre vous, vous semblez en être familière. Et puis si on y songe bien , vous avez une dette envers moi.
Alors, je vous poserai la question une seule fois : dois je vous tuer ici et maintenant, ou, nous collaborons pour atteindre le temple Damonique ? »

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Lun 18 Fév - 16:45




Mise au point.

"Le Démon fait des trous secrets à ces abîmes,
Par où fuiraient mille ans de sueurs et d'efforts,
Quand même elle saurait ranimer ses victimes,
Et pour les pressurer ressusciter leurs corps."



Il ne semblait gère heureux de me voir et je sentis l’allégresse me submerger. Ho, un dur à cuir, voilà qui allait très certainement me changer des couards qui habituellement me faisaient face. Certains avaient su jongler entre la limite à ne pas dépasser et celle qu’ils pouvaient franchir avec soin. D’autres en revanche s’étaient montrés trop gourmands… Ahiyyad avait fait partie de ceux-là et pourtant il se retrouvait à mes côtés aujourd’hui. Comme quoi, être instable pouvait parfois avoir du bon, seulement dans le cas présent, je me demandais bien si ce personnage, ce chien géant, appelez-le comme vous le voulez, allait réussir à éveiller mon attention. Quand je pense que je l’avais approché sous l’excuse de faire une mission avec lui… J’en connaissais chez les fomoires qui devaient sourire. Astérion le premier, d’ailleurs…
Immédiatement il éloigna l’aubergiste. Son amie, il semblerait… Une femme qui, malgré ses airs baroudeurs et insensibles, semblait lui tenir à cœur. Première faiblesse, très cher… Montrer à un ennemi certains points faibles était souvent déconseillé. Fixant le dos de la jeune fille jusqu’à ce qu’elle ait tourné derrière le comptoir avant de pénétrer dans l’arrière-boutique, je reportai mon attention sur la montagne de muscles qui venait de s’asseoir, me montrant ostensiblement son arme. Une hache, voilà bien l’objet typique que portaient des brutes. Mais je n’étais pas assez dupe pour sous-estimer ce lycan pour autant, je ne doutais pas une seule seconde de son talent dans le maniement de cette arme.

« De l’argent. Masochiste, en plus.
Il faut croire qu’il arrive à maîtriser sa transformation…
Un chien civilisé ?
N’allons pas trop loin trop vite, très chère. »

Il m’aborda alors de sa voix grave et je sentais l’animosité en lui bien qu’il adoptait un ton calme et confiant. Confirmant ses soupçons d’un simple mouvement de tête, il poursuivit alors sur une menace assez explicite. Ho, voyez-vous donc…
Me penchant en avant, mes avant-bras posés sur la table et sa hache se tenant qu’à quelques centimètres de moi, j’agrandis légèrement mon sourire jusqu’à ce que mon expression amusée soit bien identifiable. Enfin, je pris la parole tranquillement, retenant cette pointe de jubilation trahir mes mots.

Voilà une intéressante question, lâchais-je alors, mais il me semble bon de rectifier quelques éléments… La véritable interrogation, très cher, serait plutôt de savoir si vous préférez que je massacre les gens ici présents avant de me tailler un manteau dans votre cuir, ou si vous allez accepter de terminer ce vain petit jeu d’intimidation afin de devenir plus raisonnable… Je ne suis guère venue ici pour m’amuser avec vos crocs et vos griffes bien que l’idée soit alléchante, j’en conviens.

« Vil… La diplomatie, voyons.
Je suis beaucoup plus diplomate que je devrais l’être. »

Quant à cette dette que vous vous inventez, repris-je, ironique, permettez-moi de trouver la situation amusante. Nous n’avions nul besoin de vous pour annihiler la vermine que vous semblez surestimer. A moins que je ne me trompe sur votre flair, toutes mes excuses dans ce cas, hm… Quant à l’Orath, effectivement, je connais ces terres mais rien ne me force à collaborer avec vous. Comme vous l’avez si bien dit, vous n’avez guère de sympathie pour nous et si personnellement je me fiche des loups-garou autant que des nymphes ou des humains, il m’est en revanche difficile de… collaborer avec quelqu’un qui gâchera le plaisir du voyage. A ce niveau-là, je préfère vous laisser vous débrouiller et revenir à Serkheim pour dire que vous n’êtes pas une bête sauvage mais tout simplement quelqu’un qui mène sa vie de son côté…

« Même si je ne garantis pas que je prendrai une compensation d’une façon ou d’une autre pour dédommager le temps perdu…
Vil… »

A quoi bon me forcer alors… Qu’il n’y a aucune règle établie dans l’Orath… ?

C’est vrai, ici les lois du Nédora ne s’appliquaient pas. Tout était autorisé et quels que soient les dérapages que je pourrais faire, volontairement ou non, je n’avais de comptes à rendre à personne. C’était d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle j’avais accepté de venir jusqu’ici, bien que ça ne soit pas si loin que ça puisque Serkheim était au sud.
La jeune femme revint alors poser une choppe face au sombre-loup et me fixa, étonnée. Lui souriant alors, je murmurai quelques mots avant qu’elle ne reparte.

Merci, mademoiselle… Vous êtes délicieuse.

« Tu es drôlement polie.
hm...
Il est rare que tu remer... Ha. Je vois. Dégoûtant. »

Fixant à nouveau le loup-garou, je me demandais quel était le taux de son self-control et l’intelligence dont il fera preuve pour tourner les choses à son avantage. Il était mal partie en utilisant la menace et j’étais d’ailleurs étonnée qu’il ait réagi ainsi. Peut-être l’avais-je trop surestimé en le plaçant au-dessus de ses congénères brutaux et sans aucune réflexion… Mais j’étais du genre à positiver et je ne comptais pas baisser les bras comme ça. Mon intuition me soufflait qu’il était encore possible d’être agréablement surprise et qu’il serait dommage de partir avant que ça n’arrive.
M’appuyant de nouveau contre le mur derrière moi, j’haussai légèrement un sourcil interrogatif en attente de sa réaction.




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Dim 24 Fév - 18:51
Le Sombre Loup attendit calmement que l'immortel termine son long monologue avant de prendre une gorgée de sa bière. Si le géant affichait un calme tout relatif à l'extérieur , ce n'était pas la même chose en son fort intérieur. L'arrogance et l'égo de cette vampire commençait franchement l'énerver , tout aussi bien que ces menaces à peine voilé sur Margarette. Son champs de vision se teintait de rouge au fur et à mesure que son rythme cardiaque accélérait. C'était un trés mauvais signe pour tout le monde.

La liquide froid et mousseux qui s'écoula dans sa gorge lui permit de réfréner avec le plus grand mal cet accès de rage au fond de lui même , Le sombre-Loup fit se concentra alors pour se remettre les idées aux clairs.

Sa première priorité était d'aller chercher Jarvis, mais il ne pouvait y arriver seul, car il pouvait errer éternellement dans les plaines de l'Orath sans jamais trouver le temple. Donc même si la présence de cette immortelle lui était insupportable , elle était également un mal nécessaire.
La deuxiéme question était : comment la faire venir? D'habitude , les menaces suffisaient à impressionner la plupart des gens , mais une vampiresse à l'égo surdimensionnée n'était apparemment pas sensible à cette tactique. Le colosse songea un instant à lui arracher les deux bras pour lui montrer à quelle point elle le sous-estimé en le prenant de haut , mais il songea qu'il valait mieux qu'elle continue pour le prendre pour un lycan lambda. Il n'en aurait que l'avantage quand il devrait passer à l'action.
Qu'est ce qui pouvait donc motiver cette dernière à l'accompagner sans être obligé de la tuer ? Ce fut à ce moment la qu'il eut la réponse. Il fallait l'intriguer , piquer au vif sa curiosité. APrés tout , un être aillant vécu des siécles ne pouvait pas être insensible à l'idée d'une aventure qui lui donnerait du piquant. Oui , cela pouvait marcher.

Le Sombre Loup reposa alors sa choppe vide sur la table et déclara :
- Trés bien , je vous ai compris. Oubliez cette quête j'irai seul. Et j'en profiterai pour mettre la main sur l'artefact qui se trouve dans le temple.Aprés tout , les Lycans sauront lui trouver un usage plus adéquat que votre peule. Madame , je ne vous ferez pas perdre votre temps plus longtemps. Ravie de vous avoir rencontrée."

Et sur ces paroles , le géant ramassa sa hache d'argent et tourna les talons vers la sortie , attendant la réaction qui allait se produire.

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Mar 26 Fév - 0:55




restons calme.

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Par où fuiraient mille ans de sueurs et d'efforts,
Quand même elle saurait ranimer ses victimes,
Et pour les pressurer ressusciter leurs corps."



Mon regard toujours braqué dans celui du lycan, je pouvais presque sentir la chaleur de sa colère contre mon visage et je ne me départis pas de mon sourire. Il avait voulu tester mes nerfs ? Pour une créature au sang aussi bouillonnant que celui de sa race, c’était plutôt risqué comme pari… Surtout lorsque l’on faisait face à une créature aussi froide que les nocturnes. Mais que voulez-vous, il a instauré un jeu et j’aime prendre des risques. Malheureusement, je n’étais pas en position de faiblesse et je ne me trimballais pas non plus des brèches comme cette petite serveuse à laquelle il semblait tenir. La gardait-il en casse-croûte ou venais-je d’apprendre que ces stupides chiens géants étaient capables de ressentir des émotions autre que la violence et l’envie du carnage ? D’un autre côté, il n’était pas comme les autres de son espèce et il serait bête que je le mette dans le même panier. Déjà, il parlait… Et ça changeait grandement des grognements sans aucun sens de certains de ses congénères auxquels j’avais dû faire face… D’un autre côté, il m’était tellement plus facile de massacrer ce que je voyais être des animaux plutôt que des créatures évoluées et pleinement conscientes de leurs actes.

« Tu regretterais des meurtres ?
Absolument pas, il faut de tout dans une vie… Des victimes, des bourreaux…
Et toi, tu es ?
Je ne sais pas, un bourreau déguisé en victime ? Ou le contraire, qui sait… ? »

Le regardant boire une longue rasade de bière, il posa alors sa choppe et posa ses yeux sur moi bien que je le sentais pleinement plongé dans ses pensées. Oui, il venait de comprendre qu’il avait intérêt à voyager avec moi, plus que moi, en tout cas… Il n’était pas aussi stupide pour sous-estimer non plus mes capacités tout comme je ne sous-estimais pas les siennes derrière mes sourires sarcastiques et mes regards condescendants. Oui, j’aimais provoquer mais je reconnaissais parfaitement le fait qu’il était beaucoup plus puissant que ses frères. Pouvais-je le vaincre ? Sans prétentieux, je n’en doutais pas une seule seconde… Mais sans dommage ? Ca, je ne pouvais pas le savoir. Intéressante question…

Trés bien… Oubliez cette quête j'irai seul.

« Allons bon, voilà qu’il me fait le coup de la feinte… »

Il se leva alors et s’éloigna lentement. Je voyais la petite serveuse le regarder d’un air effaré et les clients se retourner sur sa large carrure. Poussant un soupir, je pianotai légèrement de mes ongles longs sur la table en bois puis pris la parole d’une voix forte.

Arrêtez-vous donc, maître loup… Lâchais-je dans un soupir. Vos petites astuces ne marchent pas. Vous parlez d’un artéfact ? Je me contre-fiche de cet objet comme du premier lycan que j’ai massacré. Ne mélangez pas les désirs de Serkheim et la mission que l’on m’a confiée… Si vous quittez cette auberge, je considèrerai que vous êtes trop instable et je prendrai les mesures nécessaires…

Un silence de mort venait de s’abattre dans la pièce tandis que je continuais de pianotai d’un rythme régulier sur la table, savourant la rage qui devait l’emparer. Il n’était pas dupe, il savait que je n’hésiterais pas à mettre mes menaces à exécution. Protéger sa vie était une chose, mais protéger celles des autres… C’était plus délicat et il n’en serait pas capable. Pas face à un adversaire entraîné, encore moins quand ledit adversaire n’est pas du genre à suivre les principes de son royaume. Oui, tu n’avais pas de chance, de tous ceux qui auraient pu être envoyés à ma place, tu es tombé sur moi. Peut-être la moins fidèle à Serkheim, et donc la plus libre d’agir comme elle l’entend.

Au lieu d’aller errer sans fin dans l’Orath, venez donc vous rassoir afin que nous puissions continuer notre discussion… Il ne me semble pas avoir encore donné de réponse définitive quant à notre marché.

La jeune serveuse n’avait pas encore compris qui j’étais et semblait croire que notre différent venait d’une bêtise quelconque. Ainsi, je pouvais voir avec amusement le regard plein d’espoir qu’elle jetait au grand loup comme pour le supplier de revenir. Il ne connaissait rien à ce royaume, n’avait aucune conscience des jours ou même des semaines durant lesquelles on pouvait errer sans fin. A condition d’y survivre, évidemment…

« C’était quand même assez intéressant, nos excursions.
L’Orath est un continent passionnant…
… Mais si dangereux. »

Il se tourna alors vers moi et je ne me privai pas de soutenir son regard d’un air tranquille. Que vas-tu faire… Laisser tes émotions bestiales prendre le dessus ? Te raisonner et revoir tes priorités ? Lâcher l’affaire et t’en aller quand même ? Quelle que soit sa décision, j’allais très certainement passer une bonne après-midi. Dans tous les cas, je bougerai le lendemain… Soit pour partir vers ce temple dâmonique, soit pour regagner mon navire. Après quelques festivités, bien sûr.

Qui est cette femme… démone… assassin… chasseuse de primes …?

Les discussions avaient repris autour de nous dans un brouhaha léger mais bien présent qui sembla rajouter un peu de vie dans l’ambiance précédemment glaciale. Il n’avait pas bougé, j’étais toujours confortablement installée contre le mur, mes doigts fins ne cessant pas d’heurter la table d’un léger bruit régulier. Tic… tac… tic…





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Sam 9 Mar - 13:41
Le géant s’arrêta net à la tirade de l'immortel. Il inspira et souffla longuement afin d'évacuer toute la la rage qui montait en lui. Les bruit de ongles laqués de Viladra tambourinant sur le bois vrillait l’ouïe sensible du lycan , qui malgré tout ses efforts sentit la douleur caractéristique de ses muscles qui se mettaient lentement à grossir tandis que ses canines lupines commençaient à lui déchirer les gencives pour sortir à l'air libre. Le sang lui battait également les tampes à l'allure d'un cheval au galop , l’empêchant de réfléchir froidement.

Cette vampiresse savait que la faiblesse des lycans était la colère , et elle en jouer comme une enfant taquine un molosse. Arenai se demanda si elle était consciente qu'elle jouait un jeu qui pourrait lui couter sa non-vie.Car si il se transformer ici et maintenant sous l'impulsion de la colère , personne ne survivrait. Affronter un lycan est une chose , affronter un alpha enragé en est une autre .

Lançant un regard autours de lui , il aperçut Margarette qui le fixait. L'incompréhension dans son regard pinça le coeur du géant. Il savait que si il laissait cour à sa colère , il perdrait l'une des seules amie qu'il ait jamais eut. Dés lors , il ne lui restait pas d'autre choix : il fallait s'avouer vaincus.

Arenai ne pouvait rivaliser dans l'art de la joute verbale avec une immortel qui pratiquait la politique à Serkheim depuis des décennies ,voir des siècles. Bien que le colosse n'ait jamais eut d'égo, il était une personne fier. Fier d'être insoumis et libre , que personne d'autre que lui ne puisse remettre en cause la souveraineté de son âme. Hors , s'avouer vaincu devant cette vampire impliquait qu'il consentait l'éventualité de remettre en cause cette liberté auquelle il tenait tant .Car à partir de cet instant , ce serait elle qui aurait les cartes en mains pour décider du futur. Est ce que l'amitié valait un telle sacrifice ?

Le corps du Sombre-Loup sembla lentement diminuer de volume alors que la rage refluait en lui , et Arenai se retourna pour se diriger vers son interlocutrice dans une lenteur quasi mécanique. Ce fut d'une voie emplit de résignation qu'il déclara :

-" Trés bien ... Je m'avoue vaincu. Vous manier votre langue comme d'un poignard, et je ne peux rivaliser avec vous sur ce terrain la. De plus , Il est évident que je n'ai pas le choix car je ne peux pas me passer de votre aide pour cette quête. Donc je vous écoute : quel sera le prix de votre aide ? "

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Sam 30 Mar - 19:08




Accord.

"Le Démon fait des trous secrets à ces abîmes,
Par où fuiraient mille ans de sueurs et d'efforts,
Quand même elle saurait ranimer ses victimes,
Et pour les pressurer ressusciter leurs corps."



Il n’était pas aisé de se contenir lorsque la provocation ouverte se montrait face à vous. Je comprenais son désarroi, cette envie de laisser éclater sa colère… J’avais été comme lui, jadis, une jeune femme qui rêvait de liberté, d’espace et d’aventures. Sans attaches, sans entraves… Puis je m’étais confrontée à la dure réalité. J’avais essuyé des coups, des blessures… Mon âme avait été morcelée en fragments de poussière, mon corps brisé comme un vulgaire vase de cristal. Et je m’étais reconstruite petit à petit, guettant mon heure de me venger de ceux qui avaient cru bon de m’écraser ainsi. J’avais mis du temps, l’immortalité n’étant encore à ce moment-là qu’un vague principe qui ne m’atteignait pas. Puis j’avais atteint mon objectif, avec difficulté, certes, mais j’y étais. Ainsi donc, Arenai ce sombreloup voyait en moi une femme implacable, vicieuse et sournoise qui jouait du malheur des autres. Se trompait-il ? Je n’en savais rien… Mais une chose était ancrée en moi : c’était par la souffrance et la haine que nos capacités se développaient, se multipliaient, même. Etais-je là pour observer le summum de sa force ? Peut-être bien. On m’avait tout simplement donné l’ordre d’aller voir ce lycan, de juger s’il représentait ou non une menace pour l’ordre de Serkheim et d’agir en conséquence. Un ordre qui, de la part des prieurs, était bien souvent considéré comme une mise à mort sans discussion. Mais moi… Moi qui dans l’ombre me dressait face à ces principes chéris par notre ordre, étais-je vraiment la mieux placer pour juger ou non si une personne était un atout ou une menace pour Serkheim ? Le simple fait qu’ils aient accepté de me donner cette mission était bien la preuve qu’ils ne se doutaient pas encore de mes intentions. Une bonne chose… Mais il me faudra rester prudente, nous n’étions jamais sur de rien.

« Et que comptes-tu faire de lui ?
Que puis-je bien en faire ?
Il reste dangereux… et c’est un lycan.
Si jamais je viens à trahir Serkheim, je serai très contente de savoir un lycan alpha en liberté…
Les ennemis de tes ennemis ne sont pas tous tes amis, Vil…
Ai-je réellement besoin d’amis… ? »

Toutes ces questions philosophiques et séniles me taraudaient l’esprit. L’agacement montait en moi… Puis il fit demi-tour et vint se rasseoir avec une rage contenue qui me rappela alors la situation tendue dans laquelle nous étions. J’abandonnai alors cet air las qui s’était peint sur mon visage le temps de toutes ces futiles réflexions et je repris le masque de cette tranquille assurance qui ne me quittait jamais.

Merci du compliment, sombreloup.

« Bien que ça n’en soit pas vraiment un. »

Il me demanda alors le prix de mon aide. Que pouvait-il m’apporter ? C’était un solitaire, il n’avait ni armée, ni ressources, ni rien qui pourrait enrichir ma force. Alors je compris qu’il était temps que je me détende, qu’une petite balade en Orath me distrairait suffisamment pour qu’une fois de retour sur le bateau, je puisse revenir avec l’esprit un peu plus serein.

Reprenons donc notre discussion, voulez-vous, nous sommes partis sur de mauvaises bases et vous m’en voyez navrée…

Les clients reprirent leur conversation et la vie revint dans l’auberge comme si rien de tout ceci ne s’était passé. La petite serveuse attrapa à nouveau son plateau en faisant le tour des tables et la chaleur sembla remonter d’un cran dans l’ambiance glaciale que nous avions imposé malgré nous. Plus ou moins malgré nous.

Je sais évidemment où se trouve le temple damônique, dis-je alors, faute de quoi, nous n’avancerions pas à grand-chose… Le chemin y est ardu non pas par les créatures qui y rôdent, mais par l’absence de nourriture et d’eau. Pour ma part, ça ne me posera aucun problème mais j’ai cru comprendre que les lycans avaient besoin de se régénérer régulièrement… Mais ce n’est pas le problème principal pour peu que vous ne soyez pas difficile sur les choix qui s’offrent à vous. Quant à notre marché… Comme je l’ai dit, je suis ici en reconnaissance afin de jauger vos capacités à vous maitriser. Je suis ravie d’avoir eu un petit aperçu précédemment… Car si vous représentez un danger pour le peuple, qu’il soit humain ou nocturne, je l’entends, vous vous doutez bien que mes très chers supérieurs risqueraient de moyennement apprécier une créature qui détruit tout ce qui se trouve autour d’elle. Néanmoins, si la courtoisie vous fait défaut, et je vous le pardonne bien en vue de mon propre manque à la politesse, vous semblez être quelqu’un de tout à fait civilisé. Ainsi, je vous accompagnerai et je ne prendrai rien en retour si ce n’est une constatation… et des informations.

« En voilà, des bonnes manières !
Je lui apporte une aide gratuite, après tout.
En attendant, tu fais aussi ça pour ton petit plaisir personnel…
Il faut bien se détendre, un peu… »

Quelque chose à ajouter, peut-être ? Demandais-je d’un ton tranquille.





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