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Le chasseur d'âmes
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FONDATEUR

Perso
Description: Le Maître des Sceaux, aussi appellé « L'omniprésent », est une entité qui ne fait pas partie du cycle de la vie et du temps. Il est hors de l'univers et tout ce qui l'entoure. Ce personnage anthentique et mythique observe le monde dans l'ombre et le regarde évoluer depuis maintenant des millénaires. Les anciens écrits font référence à lui comme étant « la mort » qui apparaîtra seulement aux êtres rendant leur dernier souffle.
Localisation : Néant.
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Date d'inscription : 30/09/2012

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Jeu 7 Fév - 19:37
Arkenor

Le Chasseur d'Âmes





Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi la Mort était représentée armée d'une faux et revêtue d'une toge plus noire que la nuit dont la cagoule ne laissait rien percevoir d'autre que le Néant?
Cette image n'est pas issue de l'imaginaire collectif mais se fonde bien sur des événements qui eurent lieu peu avant la fin du premier âge. A cette époque, les terres d'Enelis et du Nedora furent menacées par une ombre sinistre armée d'une faux et qui s'attaquait directement aux âmes de ses victimes. Le nom de cette ombre était Arkenor, le Chasseur d'Âmes. Bien sûr, ce nom fut depuis longtemps oublié mais la crainte qu'il inspira, elle, resta et donna naissance à cette chimère qui hante aujourd'hui l'esprit des hommes et d'autres races peuplant le Naldor.


Avant de parler de cette ombre faucheuse d'âmes, il nous faut remonter plus loin dans le temps que l'époque où elle était connue et crainte sous le nom du Chasseur d'Âmes ou encore du Sombre Esprit. En ce temps là, cette ombre n'était rien de plus qu'un jeune eldar aspirant à une vie pleine d'aventures et de rebondissements. Et il serait resté ainsi si sa famille n'avait pas croiser la route de cette arme transportée par des démons.

Lorsqu'ils tombèrent nez à nez avec les démons, ils se firent aussitôt attaquer. Les démons cherchaient apparemment à protéger une gigantesque caisse qu'ils transportait dans une vielle charrette. Malheureusement, ils avaient sous-estimé la vaillance du père d'Arkenor et de ses trois fils.

Au bout d'un rude combat, les démons étaient morts et les eldars savouraient la joie d'avoir survécu.
La curiosité les poussa néanmoins à forcer la caisse que leurs adversaires avaient défendue de leurs vies. A l'intérieur, ils trouvèrent quatre statues en onyx représentant des êtres dénués de visages et revêtus de cape à cagoule et une énorme faux tout aussi noire. Chacune des sculptures tenaient entre ses mains une chaine noire dont l'extrémité était relié à cette faux de manière à ce que celle-ci n'entre en contact avec rien.

La faux était en soit un chef d’œuvre d'artisanat nain. Le manche recourbé était fait dans un alliage de métal noir dans lequel on avait incrusté de minuscules filigranes d'or blanc qui dessinaient des arabesques d'une grande complexité. La lame courbe ne possédait qu'un seul tranchant et semblait faites en argent bien qu'elle paraissait beaucoup plus solide que le diamant. Les arabesques, qui ornaient le manche, parcouraient aussi la lame, finement gravés dans sa surface sans pour autant entamer significativement le métal. L'ensemble inspirait la dangerosité et le respect cependant, une aura noire à vous glacer le sang en émanait.

Certains textes relatant l'existence de cet artefact subsistent dans les plus vieilles bibliothèques démoniaques. En voici un extrait qui parle de ces origines:

... La faux en elle-même fut forgé par des artisans nains qui avait reniés les leurs et avaient rallier notre cause. C'est selon notre requête qu'ils la forgèrent mais l'état actuel de cette arme est en grande partie le résultat de nos enchantements.
Le but recherché était de créer une arme qui permettrait à son propriétaire de voyager jusque dans le Namoris et en revenir. Ainsi, il lui serait impossible de mourir car il tiendrais plus de l'esprit que du démon.

Malheureusement, il semblerait que nos incantations aient attiré et enfermé un puissant esprit dans le cœur même de la faux. Tout les démons qui ont tenter de sans saisir en sont mort. Nous n'avons donc pas d'autres choix que de la sceller et de la renvoyer dans les entrailles des forges où elle vit le jour. Là-bas, les artisans nains tenteront de la détruire...

Extrait des Artefacts Noirs du Premier Âge de Albar Osard, Démon supérieur et Maître des Arcanes noires de l'enchantement.


Le père d'Arkenor et ses fils venaient donc, sans le savoir, de tuer les démons qui convoyaient la faux jusqu'aux mines des nains renégats. La sinistre aura qui se dégageait de la faux inquiéta le père mais il ne parvient pas à empêcher ses fils de s'approcher de l'objet enchaîné. Deux des trois fils moururent à la seconde même où leurs doigts effleurèrent la lame noire de la faux. Le troisième, Arkenor, eut à la fois plus et moins de chance que ses frères.

Personne ne saura jamais qu'est-ce qui fit qu'Arkenor plus que tout autre individu survécut au contact mortel de la faux. Quoiqu'il en soit, lorsqu'il rouvrit les yeux, le jeune eldar sut que quelque chose avait changé. Son corps s'était intégralement pulvérisé. De lui, il ne restait plus à présent que son esprit, sorte d'ombre éthérée flottant au-dessus du sol et composée d'une cape noire sans cesse en mouvement même en absence de vent. Une silhouette humanoïde se discernait sous les plis et replis de la cape, dotée de bras mais pas de jambe et bien que la cagoule semblait recouvrir sa tête, elle semblait pourtant s'ouvrir sur les ténèbres.
La vision d'Arkenor fut elle aussi altérée. Le monde qu'il voyait à présent était couleur cendre. Les seules couleurs qu'il discernait encore émanait des gens, en l’occurrence son père.

Un désir instinctif prit le pas sur sa raison et sans réellement réalisé ce qu'il s’apprêtait à faire, Arkenor empoignait la faux et faucha le corps de son père. Aucune blessure physique n'était visible sur le corps de l'eldar comme si la lame ne l'avait pas touché. Pourtant, les couleurs que percevait Arkenor disparurent et le corps de son père s'affaissa, sans vie. Quelque chose s'échappa alors de son corps, une chose qui attira Arkenor. Il se jeta dessus et, sans même y réfléchir, s'en nourrit. Arkenor, le Chasseur d'Âmes venait de naître et son propre père fut sa première victime.

Plus rien ne rattachait Arkenor au Naldor et maintenant qu'il tenait plus de l’esprit, il sentit s'ouvrir à lui un nouvel horizon. L'être qu'il était devenu n'avait qu'un pas à faire pour quitter ces terres et rejoindre cet horizon et il le fit non sans agripper fermement la faux pour l'emporter avec lui. Ses pas le conduisirent droit dans le Namoris, le monde des esprits.
Plongé dans un brouillard constant qui obscurcissait le ciel, le Namoris était une terre aussi étrange qu'unique. De gigantesques collines rocheuses flottaient dans les airs à différentes altitudes. Certaines d’entre elles était reliées au sol par d'énormes cataractes d'eau qui plutôt que de couler vers le bas, remontait vers ces terres flottantes.

Son observation se stoppa net quand la faux s'agita dans sa main. Il la lâcha aussitôt et et après quelques secousses la surface de la faux changea et elle prit la forme d'une ombre semblable à Arkenor. Il s'agissait d'Inilion, l'esprit sombre que les démons avaient enfermé accidentellement dans la faux. Cet esprit était doué pour corrompre les gens grâce aux paroles empoisonnées qu'il distillait petit à petit dans leur esprit à travers la faux. Mais ici dans le Namoris, son niveau était totalement différent, il accédait directement à l'esprit de ses victimes et Arkenor n'était pas un être suffisamment fort psychiquement pour lui résister. Il ne fit que miroiter devant les yeux d'Arkenor des trésors que jamais de toutes sa vie il n'aurait rêver. Et le plus grand d'entre eux n'était pas des moindres car il s'agissait de l'immortalité même. C'est ensemble qu'ils retournèrent en Naldor et qu'ils entamèrent leur long périple.

Pendant des siècles, Arkenor parcourut le Naldor semant la mort sur son chemin en volant les âmes de ses proies. Inilion ne quittait jamais l'esprit d'Arkenor continuant sans cesse d'alimenter la noirceur qu'il avait fait naître dans l'âme de l'eldar. De fait, un lien presque symbiotique les liait. Tandis qu'Inilion se nourrissait lui aussi des âmes que chassait Arkenor, l'esprit l'autorisait à user des pouvoirs de la faux.

Le destin d'Arkenor bascula lorsqu'il rencontra Valmir. C'était une jeune eldar aussi belle que pouvait l'être leurs ancêtres eldars et elle réveilla en Arkenor un sentiment qu'il avait longtemps oublié: l'amour. Pour la première fois depuis sa désincarnation, Arkenor cessa d'être une ombre indéfinie et donna à son esprit son apparence d'antan. Il éprouvait presque de l'adoration pour Valmir. Elle était comme un rayon de lumière dans son cœur tourmenté. Et le destin voulut que son amour pour elle était réciproque.

Depuis ce jour, Arkenor changea du tout au tout ce qu'Inilion ne voyait pas d'un bon œil. Valmir avait peu à peu ramener l'être plein de vie et de bonté qu'était Arkenor avant sa funeste rencontre avec Inilion. La tolérance de l'esprit quant à la présence constante de Valmir dans l'entourage d'Arkenor s'effrita jour après jour et tomba définitivement lorsque la jeune eldar apporta avec un elle un gantelet enchanté par ses soins. Valmir expliqua que le gantelet le libèrerait de l'emprise de la faux tant qu'il le porterait. Ce fut plus que ce qu'Inilion pouvait supporter. Sa fureur éclata et prenant le contrôle d'Arkenor, il saisit la faux et faucha Valmir.

Ce geste scella le sort d'Inilion. Alors qu'Arkenor réalisa ce qu'il venait de faire, l'âme de Valmir quitta son corps et lui montra le gantelet que son cadavre serrait encore entre ses mains.Valmir n'eut que le temps de toucher le visage de celui qu'elle aimait une dernière fois avant d'être aspirer par le tunnel noir qui conduisait au Namoris.

Quand elle disparut, Arkenor n'était pas encore remis et il savait qu'il ne le serait jamais. Le corps de sa bien-aimée gisait à ses pieds. Ne pouvant se pardonner son geste, Arkenor décida enfin de se saisir du gantelet qu'elle avait façonné pour contrer les pouvoirs de la faux. L'esprit scellé dans la faux, Inilion, réagit aussitôt, sentant que son lien symbiotique avec Arkenor commençait a céder.
Dès qu'il enfila le gantelet, son corps d'ordinaire vaporeux se solidifia et il reprit enfin pleinement pieds dans le Naldor. Le jeune eldar était méconnaissable. Ses cheveux étaient aussi blanc que la neige et sa peau avait un teint grisâtre comme si toute force vitale avait abandonnée son être. Inilion tenta une dernière fois de le ramener de son côté avec ses paroles trompeuses, mais il était déjà trop tard. La mort de Valmir lui avait définitivement ouvert l'esprit.

Usant des dernières forces qui animait son corps, Arkenor saisit la faux avec le gantelet et ressentit son pouvoir s'insinuer en lui à la différence près que le gantelet le protégeait à présent d'Inilion et de la désincarnation. Le pouvoir qu'avait le gantelet de soumettre Inilion était phénoménale et rendait la faux encore plus dangereuse encore car le objectif originel de la faux était atteint. Un soldat armé de cette faux et du gantelet serait immortel sur un champ de bataille car aucune arme physique ne peut tuer un esprit. Il ne restait donc plus qu'une solution pour protéger le Naldor d'un tel fléau. Détruire la faux.
Arkenor invoqua la magie du gantelet et commença lentement à repousser la présence d'Inilion dans la lame de la faux. Inilion résista autant qu'il put mais il ne pouvait rien contre la puissance du Gantelet de Valmir. La lame ne cessa de s'illuminer à mesure que la puissance du gant envahissait la faux. Un craquement sinistre s'éleva alors et la lumière commença à diminuer. L'énergie déployée dans la faux avait finalement atteint son point critique et avait fait voler la lame en éclat.

Une fois sa tâche accomplit, Arkenor se coucha auprès de sa bien-aimée et rendit son dernier soupir. Les eldars qui avait assistés a la scène depuis le début, l'entendirent formuler une requête avant de mourir et tous surent qu'ils devaient s'y plier pour le salut d'Enelis et du reste du Naldor.
Le manche noir de la faux fut donc enterré avec les restes d'Arkenor et de Valmir au pied d'un ébène centenaire. Aucune pierre n'en marquait l'emplacement, ainsi selon la volonté du défunt, la faux fut emporté avec lui dans l'oubli.

Il est cependant dit que lors de sa destruction la lame de la faux fut brisée en cinq fragments et chacun d'entre eux fut placer dans le cœur de cinq lames jumelles en obsidienne par des forgerons elfiques. Astora, Calfar, Alsir, Elesith et Gelendar, telles furent les noms donnés à ces épées maudites aux lames noires.
Pour parer à toutes éventualités, les épées furent dispersées à travers tout le Naldor rendant la tâche presque impossible de réunir les fragments de la faux pour quiconque chercherait à s'approprier ses pouvoirs.
Jamais leurs lames ne s'émoussèrent, protégés qu'elles étaient par les charmes des fragments. Mais les épées continuèrent à apporter la mort et la désolation et leurs histoire respectives n'est qu'un gigantesque bain de sang.

Pour ce qui est du gantelet de Valmir, la légende rapporte qu'il fut conservé dans un lieu tenu secret quelque part en Enelis, dissimulé au yeux du monde dans la crainte du jour où serait reforgé la faux. Sans le gant, nul ne pourrait jamais plus maîtriser le terrible pouvoir qu'elle renfermait.

Les siècles passèrent et les rares eldars qui connaissaient encore l'existence de la faux et du gantelet gardaient le silence jusqu'à leur mort. Même les histoires sanglantes des cinq épées finirent par être oubliés.
Malheureusement, même si les langues se taisent et les histoires se perdent, les livres, eux, n'oublient pas et ont la fâcheuse manie de ne jamais se taire. Aussi n'est-il pas excessivement rare de voir un très ancien livre de nécromancie traitant du Namoris parler de la Faux d'Arkenor et du Gantelet de Valmir. Des textes antiques laissent même présager les conséquences catastrophique du retour du gantelet et de la faux..

... Quiconque parviendrait à réunir les cinq épées pourrait reforger la lame de la faux. Cependant, encore lui faudrait-il localiser l'emplacement de la tombe des amoureux pour s'approprier le manche et réassembler la faux. L'esprit d'Inilion serait alors réveiller et la faux retrouverait ses pouvoir.
Le gantelet serait lui gardé par les eldars de génération en génération dans un temple fermé. Étant primordial pour user des pouvoirs de la faux sans subir la corruption d'Inilion, il paraît préférable de le chercher d'abord.

Bien que la tâche semble impossible à réaliser, il est tout à fait probable d'y parvenir pour une personne ayant les relations à travers tous le Naldor...

Lémorius Turion, Nécromant et spécialiste du monde des esprits.


Aujourd'hui, la Faux d'Arkenor et le Gant de Valmir ne sont plus que des réminiscences perdues et le souvenir du Chasseur d'Âmes ne sert plus désormais qu'à représenter la crainte de mourir des êtres vivants, inhérente à leur condition de mortels.
Pour le bien du Naldor et des ces habitants, ces réminiscences devraient sommeiller jusqu'à la fin des temps. Mais rien n'est moins sûr car toute chose, aussi bien cachée soit-elle, finit invariablement par refaire surface...


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