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Inception en terre elfique: un autre voyage inattendu
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Description: Vous avez un faible pour les jolies minois ? Vos poches sont pleines ?Méfiance, la féline Inari saura endormir votre méfiance, tirer partie de l'un pour atteindre l'autre. Cette voleuse talentueuse parvient à se fondre dans la nuit et le silence malgré les grelots dans sa brune chevelure. Son charme et son mystère sont réunis dans les marques de son visage. Banales tâches de naissance ou héritage démoniaque ? Combien de larcins et de mensonges avant d'apprendre la vérité ?
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Sam 5 Jan - 1:13
Lorsqu'Inari se jeta sur le moelleux matelas de sa chambre, ce fut de bon cœur. La moitié de la nuit était derrière elle, son butin était maigre, la guerre commençait à impacter même Runcine, la journée avait été atroce...
Elle ne prit pas la peine de se déshabiller avant d'aller chercher un peu de réconfort dans sa couverture, tout juste bazarda t-elle sa cape et son attirail dans un coin à l'aveuglette.
Un étirement, un bâillement et un soupir d'aise plus tard, son esprit quitta ce monde hostile pour courir dans un autre, plus lumineux et plus clément, le monde des rêves. Là où elle n'avait pas à truander pour manger et là où la guerre est impossible.

Ici, tout était d'une beauté à couper le souffle et pourtant, elle était parfaitement sereine les pieds dans une eau scintillante comme un joyau liquide. Autour d'elle, une brume éthérée émanait de la forêt environnante tantôt cachant, tantôt révélant les mystères de l'endroit. La luminosité était très étrange, variable tout en restant proche du naturel. Le monde autour d'elle semblait parfois presque faux si on s'accrochait aux détails. Un rocher pouvait-il avoir cette couleur ? Un fruit pouvait-il avoir cette forme ? et soudain, ce n’était plus un fruit mais une feuille à sa place et du rocher naissait un poisson qui filait se perdre dans les eaux fantastiques de la rivière.

Rien d’inquiétant pourtant, le calme restait le maître premier des lieux et de l'esprit d'Inari. Ce n'était évidemment qu'un rêve et même si rien de ce qui était autour d'elle ne lui semblait familier, elle n'avait pas à s'en inquiéter. Juste en profiter. N'est ce pas ?

Soudain, elle en douta. Ses réflexes de survie se rappelèrent à elle. Était elle une débutante ? Malgré son coté enchanteur, elle avait bien trop conscience de son sanctuaire onirique. Elle sentait clairement l'eau couler entre ses jambes. Les oiseaux émettaient des mélodies douces mais distinctes et ses sens lui disaient qu'il y avait quelque-chose. Elle fit un rapide check-up mental. Elle n'avait rien bu ce soir, impossible d'avoir été droguée et la sensation était différente. Elle ne se pensait pas malade non plus et surement pas folle.

Par curiosité, elle s'inspecta scrupuleusement. Ce lieu de rêverie l'avait peut-être changée elle aussi. Rapidement, elle s’aperçut qu'elle n'avait aucun de ses vêtements d'origine. Une fine robe blanche, légère comme une feuille et douce comme un rayon de soleil avait remplacé sa tenue de "travail" toute noire. Et, après un examen plus minutieux, elle découvrit que sa chevelure était plus longue d'une dizaine de centimètres au moins. Ce qui n'était pas pour lui déplaire, elle prit note de se les laisser pousser encore un peu.

Peu à peu, sa méfiance s'éroda face à la langueur que ce lieu lui inspirait. Ses craintes semblaient rejoindre les oiseaux et quoi qu'elle fasse la peur n'avait aucune prise. Si c'était un piège, elle y tombait avec un délice inavouable.
Au moins prendrait-elle un peu de repos. Elle remonta paisiblement le courant, marchant dans l'eau l'esprit léger comme la brume des environs, puis, un rocher l'inspirant, s'assit dessus et médita pendant un temps indéterminé.

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Dim 6 Jan - 16:46
Je me reposai, dans cette maison où j'avais toujours vécue. À l'écart et au calme, j'étais allongée sur ce lit, ce même lit que j'avais toujours côtoyé. Le bruit du vent dans les feuillages me chantait une berceuse, douce, délicate. Je filai vers ces pseudos sommeils qui me guidaient, mes paupières demeuraient closes et je m'endormais. Mes songes ne seraient certainement pas sans rêve, dans ces lieux, on ne pouvait que rêver, l'essence se dégageant de l'environnement poussant à ceux-ci.

Je me sentais bouger, mon rêve s'était éveillé. Il y avait une différence entre un rêve et la réalité, l'environnement était chargé d'une odeur et de sentiments particuliers. Il ne m'arriva que rarement de confondre éveil et songes, et de ces fois-là, n'en était pas ressorti de malêtre. Je me tenais au milieu des arbres, mes vêtements n'avait pas changés, je possédais toujours une de mes tenues légères, composée de voiles tombant en cascade. Une partie de mes cheveux tirés vers l'arrière me permettaient d'avoir le visage dégagé et d'observer autour de moi les moindres détails.

Au loin, comme un murmure, j'entendais le ruisseau se déverser. Lentement, mais à la fois avec fougue, je le connaissais cristallin et calme, violent et tourmenté, pourquoi rêvais-je à nouveau de cette endroit. Je l'avais arpenté tellement de fois que j'espérais un jour m'échapper des terres elfiques, cependant, j'étais debout en ces lieux. Alors, pas à pas, je me dirigeai vers le courant dans lequel je me serai posée, là où j'aurais écouté les oiseaux et la nature me susurrer de doux mots.

Ce fut, quand j'apercevais de façon vague l'eau que j'assimilais cette atmosphère étrange. Celle d'un rêve, certes, mais il y avait comme un intrus dans ce décor. Pas au sens, méchant du terme, juste, quelque chose d’inhabituel qui avait pénétré dans ce songe prédéterminé. Je sentais cette présence, elle me soufflait dans le crâne, me poussant à découvrir la cause de celle-ci, certainement étais-ce un elfe défini par mon imagination, pour me tenir compagnie.

Devant mes yeux, au long de ma marche, se dessinait une femme. La première chose qui me marqua était ses oreilles, c'était donc une créature étrangère à ce pays, cependant, elle était habillée comme une congénère. Je ne sentais pas émaner d'elle, à cet instant, une quelconque méchanceté, et je me décidais à m'approcher. Je délaissais des questions, tel que, comment aurais-je inventé une personne que je n'avais pas connu. Et, tout doucement, avec une grande souplesse malgré mon âge, c'était la magie des rêves, j'arrivais au bord de ces eaux.

La femme était assise sur un rocher et ne sembla pas assimiler ma présence. Je ne souhaitais pas lui faire peur, mais je ne souhaitais pas la voir s'enfuir hors de ce songe non plus. Alors, je tendais ma main, je l'approchais de son être, pour la poser légèrement sur son épaule gauche. À peine l'avais-je effleuré que je retirai mes doigts, glissant comme la brise sur sa peau qui était douce. Quelques pas me menèrent un peu plus loin dans l'herbe, où je m'assis, les pieds plongés dans l'eau. Le courant contre moi, berçant mes sens.

J'administrais un geste lent qui détacha mes cheveux, retombant sur les bords de mon visage. Certaines mèches sortirent de ma chevelure et virent sur mon visage, d'un mouvement toujours aussi calme, je les repoussais. Alors, finalement, j'ouvrais la bouche et m'adressait à l'inconnue.

« Enchantée, demoiselle. Je me nomme Analis El'andar, et je constate que je ne connais pas votre prénom jeune étrangère. Je vous appelle ainsi, car vous ne venez pas de ce pays, votre oreille vous trahisse, alors qui êtes-vous, si je puis vous le demander. »

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Dim 6 Jan - 21:28
Combien de temps depuis qu'Inari était sur son rocher ? Et combien d'eau écoulée autour de son pied ? Personne n'en saurait rien et elle la dernière. Ses sens se diluaient entièrement dans cet endroit enchanteur. Elle avait conscience des oiseaux, des bruissements de des feuilles à cause du vent, des jeux de lumières et d'ombres entre la trinité de l'eau, de la brume et de la forêt, mais pas du reste. Le plus important lui échappait il ou bien étais ce l'inverse ? Si elle s’écoutait, elle aurait cru entendre un sage sur sa montagne philosopher...

Mais bientôt un contact, peut-être salvateur, la ramena à elle. Un contact ? A peine un frôlement, une délicate caresse, rien d'hostile et pourtant... Pourtant Inari aurait sursauté si son temps de réaction n'avait été démesurément long. Fort heureusement pour elle, son interlocutrice lui avait laissé quelques instants. Le temps pour l'une de quelques pas, et pour l'autre de reprendre ses esprits.

Et il y avait à faire ! Primo, qui était cette personne ? Elle était presque sure qu'il s'agissait d'une elfe, mais pourquoi reverrait-elle d'une elfe ? Elle n'en avait jamais vu et ça ne lui manquait pas plus que ça. Tout un tas d'histoire sur leurs mœurs bizarres lui revenaient mais elle les balaya.
Secundo, elle avait la certitude ne pas rêver normalement alors qu’était cet endroit ? Elle songea à nouveau au magicien. Cette hypothèse lui semblait de plus en plus crédible. Elle ne fréquentait guère de magicien mais il lui semblait plausible que la magie puisse rendre ceci réel.

Ces pensées cheminant, elle glissa une main derrière elle, à la recherche d'une dague qui n'était pas là, évidemment. Réflexe.


« Enchantée, demoiselle. Je me nomme Analis El'andar, et je constate que je ne connais pas votre prénom jeune étrangère. Je vous appelle ainsi, car vous ne venez pas de ce pays, votre oreille vous trahisse, alors qui êtes-vous, si je puis vous le demander. »


C'était étrange, mais comme le reste finalement et c'est avec le naturel de celle qui passe sa vie à mentir pour survivre qu'elle répondit:

" Ho ! Bonjour ! Je m'appelle Maline Batelier. Vous pouvez dire juste Maline. Enchantée, c'est le cas de le dire. Quel est cet endroit ? Je suis complétement perdue, vous avez raison. "


Elle avait spontanément donné un faux nom, par habitude. Elle appréciait particulièrement celui là qui était très drôle. Le charme de l'endroit semblait n'avoir plus d'effet. C'était elle enfin habituée ? Sa volonté s'était elle montrée assez forte ?

Elle décida que la prudence guiderait ses pas, comme toujours. Si l'étrangère, Analis, était la magicienne qui la retenait ici, elle comptait lui faire la conversation pour en apprendre le maximum. Ses mobiles, par exemple. Et sinon, peut-être pourrait elle lui venir en aide d'une autre manière ?


Finalement, sa compagnie n'était pas pour lui déplaire, mais elle se sentait d'humeur taquine lorsqu'elle ajouta dans un grand sourire:


"Cependant, vos oreilles vous trahisse à mes yeux autant que les miennes aux vôtres, dame elfe."

Elle réprima un frisson en songeant à la puissance de la magie déployée si jamais l'elfe était elle aussi captive...

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Dim 13 Jan - 12:40
La douceur de mes gestes s'entrechoquait avec la vivacité de l'humaine, je trouvais cela intriguant, comment une jeune femme si pleine de vie pouvait-elle aspirer à un calme si serein et difficile à apprécier. Je n'eus donc pas à attendre sa réponse, celle-ci se présenta et j'eus la bref impression qu'un soupçon de mensonge planait dans sa voix. Cependant, chacun vivant sa vie et ayant ses secrets, je ne pus que respecter le choix de mademoiselle Maline de se préserver. Les questions qu'elle m'adressa ensuite me firent sourire et j'attendais avec certitude le moment de parler, je n'étais du genre à me taire, bien que je pesai mes mots.

Je me surprenais à émettre un petit rire face au ton en joueur de la demoiselle qui m'annonçait qu'à ces yeux mes oreilles étaient aussi un signe de mon appartenance aux elfes. Je fis mine de les cacher derrière mes mains et j'ajoutais un gentil "Et là ?" avec une voix on ne peut plus taquine. Puis finalement, mon regard se porta vers les flots coulant dans un rythme régulier.

« Ici, jeune Maline, vous êtes sur les terres de mon peuple, sous vos pieds se dressent les terres Elfiques, et devant vous, ce n'est autre que la rivière d'Hyperion qui se déverse. Je ne puis vous cacher que cette eau est l'une des plus belles de notre pays et que je suis ravies de faire la connaissance d'une humaine en ce lieu. Bien que notre rencontre ne soit tirée que d'un songe qui nous est certainement commun. »


Je m'étais retournée vers l'humaine durant mon explication, mesurant que j'en étais peut-être assommante, j'avais préféré limiter celle-ci. Mon esprit partit à la recherche de réponse peut-être bien plus mystérieuse que celle face à laquelle s'était trouvée Maline. Après tout, si nous accomplissions un rêve commun l'une comme l'autre, n'étais-ce que la magie emprunte dans ces lieux qui nous avait attirer, ou bien y avait-il une force extérieur qui nous poussait à nous rencontrer ?

Je m'imaginais que ce songe nous permettent de voyager dans toutes les terres elfiques, que je puisse en des battements de cils lui faire connaître mon monde et lui montrer ses merveilles, bien que j'eus su que cela n'était pas possible, je tentais de le visualiser avec un espoir éclairé. Quant à mon inconnue, je reportais mon attention sur elle pour l'aviser de questions.

« Et bien, très chère. D'où venez vous donc pour parcourir ce monde ? Des territoires humains je présume ? À quoi ressemblent-ils donc, sont-ils comme dans les livres, vastes, parfois luxuriants et d'autres fois dévastés ? Et quel âge avez-vous donc, vous me paressez bien jeune et peu marquée par le temps qui s'écoule. Me tromperais-je en émettant l'hypothèse que vous n'avez pas vu le jour y a plus de trente décennies ? »


J'usai de milles et unes formules et de milles et unes questions pour assouvir ma curiosité grandissante à mesure que j'observais son être. Je paraissais si frêle à ses côtés, moi l'elfe à la bonne parole qui semblait ne tenir sur ses jambes que par une force divine ou inconnue. J'en venais à espérer que Maline accepte de me répondre, malgré cette suite de questions ininterrompues. Peut-être aurais-je du être plus lente dans mon cheminement, cependant, à présent, je regardais son être, figée et sans bouger.

[Désolée de l'attente ^-^ En espérant que ça te plaise.]

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Jeu 17 Jan - 17:52

Les vagues de bien-être s'éclataient contre les murs de la forteresse de méfiance d'Inari. Aussi bien qu'elle se sente ici, aussi tentante fusse la perspective de croire qu'il n'y avait ici aucun danger, son squelette sortirait de son enveloppe de chair avant qu'elle même ne songe à la quitter.

Cependant, sans qu'elle veuille d'admettre, une partie de son esprit faisait déjà confiance à l'elfe et voyait en elle une compagne d'infortune ou l'inverse, suivant comment tout cela finirait.
Analis parlait volontiers et à moins qu'elle mente mieux qu'Inari, on avait envie de la croire immédiatement, de prendre ses mots pour la Vérité. Peut-être étais-ce le cas mais Inari partait du principe que si elle pouvait mentir, tout le monde pouvait.

« Ici, jeune Maline, vous êtes sur les terres de mon peuple, sous vos pieds se dressent les terres Elfiques, et devant vous, ce n'est autre que la rivière d'Hyperion qui se déverse. Je ne puis vous cacher que cette eau est l'une des plus belles de notre pays et que je suis ravies de faire la connaissance d'une humaine en ce lieu. Bien que notre rencontre ne soit tirée que d'un songe qui nous est certainement commun. »


Durant ces explications, le visage d'Inari se para de toutes les expressions inimaginables ou presque. Elle fut reconnaissante envers la chance qui avait fait que son interlocutrice se détourne d'elle sinon elle se serait sentie bien ridicule. Elle était donc en terre elfique, elle aurait presque pu le deviner seule. Soit. Ha, nous sommes dans un songe ? Elle avait alors levé un sourcil, puis deux, écarquillé les yeux, fait la moue et froncé les sourcils. Elle partageait un rêve avec une elfe ? Mais à combien de distance étaient les terres elfiques ? Avait-elle seulement vu une carte qui les représentaient ?

Pendant une seconde, elle réfléchit aux implications que cela entrainait si c’était la vérité. Quelle force pouvait bien accomplir ce prodige ? Même la magie demandait des efforts. Quand cela prendrait-il fin ? Pouvait-elle se réveiller seule ? Combien de temps passerait avant qu'on la libère ? Ce qui revenait à la puissance qui organisait cette entrevue...

Mais bientôt Analis se retourna et Inari fit une effort pour cacher son angoisse. L'elfe avait l'air à l'opposé de ses ruminations. Elle paraissait heureuse de cette rencontre, elle. Peut-être devrait je l'imiter, songea t-elle.


« Et bien, très chère. D'où venez vous donc pour parcourir ce monde ? Des territoires humains je présume ? À quoi ressemblent-ils donc, sont-ils comme dans les livres, vastes, parfois luxuriants et d'autres fois dévastés ? Et quel âge avez-vous donc, vous me paressez bien jeune et peu marquée par le temps qui s'écoule. Me tromperais-je en émettant l'hypothèse que vous n'avez pas vu le jour y a plus de trente décennies ? »

Ces questions étaient si surprenantes qu'elle oublia tout des siennes, lâcha prise sur son masque et éclata d'un rire franc et chaud. C'était vraiment hilarant. On disait des elfes qu'ils étaient atemporels, qu'ils pouvaient vivre mille fois la vie d'un homme sans prendre une ride. Et là, alors qu'elle en rencontrait une pour la première fois, elle lui demandait comment était le monde ? Alors qu'elle-même n'avait pas un quart de siècle d'existence et avait voyagé dans tout l'est des royaumes du Nedora tout en venant de l'Orath. Quelle ironie vraiment !

Inari fit part de ces remarques à sa compagne. Après avoir retrouvé son sérieux, elle vit que l'elfe avait l'air aussi fragile qu'une rose de verre. La réputation d'invulnérabilité des elfes en prenait un coup. Sans doute ne pouvait-elle pas survivre en dehors de la luxuriance des terres elfiques. Aussi décida t-elle de lui décrire ce qu'elle avait vu du monde. Elle regretta de n'en avoir vu que les contrées les plus sombres mais elle ne cacha rien à Analis. Au moins pourrait-elle s'estimer heureuse de vivre ici.

Elle commença par le début: l'Orath. Elle avait bien peu de souvenir de cette terre et elle se donnait l'impression de raconter un songe dans un songe. Ces terres lui semblaient toujours baignée par le crépuscule et la brume. On ne s'y sentait pas bien, on avait toujours un mauvais pressentiment, sans raison. Là vivaient les créatures les plus sombres qui existent. Elle n'en avait jamais vu elle même, quoiqu'elle aurait pu, si elle avait ouvert les yeux à un certain moment de sa vie mais les histoires qu'elle entendait sur l'Orath ferait frémir n'importe qui.

Avec sa pauvre mère, elle avait aussi voyagé à la frontière de Serkheim. Elle revoyait les montagnes et les immenses plaines avec seulement quelques villages éparpillés comme des grains qu'on sème. L'attitude des gens changeait du tout au tout suivant qu'il faisait jour ou nuit et de quel coté de la frontière vous vous trouviez.

Puis, elle se souvint de la forêt d'Astora, elle l'avait traversé d'une traite mais elle l'avait vue. Heureusement, car la végétation y est beaucoup plus hostile qu'ici. Les arbres cachent le soleil aux passants et tentent de les éborgner avec leurs branches. Elle avait rit au nez d'un vieil homme à la barbe argentée qui lu disait : "Les arbres vous feront du mal, s'ils le peuvent". Cette phrase l'avait fait frissonner pendant toute la traversée. Elle était sortie au crépuscule mais elle avait bien l'impression que les arbres qui bordaient la route se penchaient pour l'atteindre... Terrifiant.

La terre la plus désolée était le désert des régions asséchées pour elle. Dans lequel elle avait pensé mourir après avoir triomphé d'autant d'enfers...

Elle sortit de sa torpeur narrative et regarda Analis avec une pointe de tristesse pour elle. Quand elle se réveillerait, elle aurait l'occasion de voir d'autres horizons encore plus fantastiques et de les comparer avec son rêve des terres elfique, mais qu'en était-il de cette elfe accueillante ?


"Vous aviez bien jaugé, j'ai 24 ans, à peu près. Le compte est difficile quand on bouge tout le temps. Quelle âge avez vous ? Si on peut demander ça à un elfe et si ça a un sens... "

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Mar 22 Jan - 18:44
Mes questions retentissaient avec beaucoup de douceur, glissant sur le vent pour se porter aux tympans. M'avait-elle écouté sagement que déjà j’ouïsse des réponses à mes questions. N'était-elle pas charmante cette demoiselle au parle qu'elle mesurait et qui apportait de réconfort à ma vie dressée par des livres. J'eus ainsi de nombreuses régions à écouter, Maline commença par l'Orath, région qu'elle décrivit de façon poétique, son air semblait lourd et splendide, se mots détaillaient de beaux paysages où l’oppression régnait. Je me rappelais ainsi de récits qui contaient de vastes terres qui furent occupées par les plus majestueuses créatures qui soient et qui avait sombré aux mains de souffrance et de noirceur. Ces pages se déroulaient devant mes yeux, ma mémoire s'activant complétant les informations dont on acceptait de me parler.

Comme j'aurais aimé une fois me tenir sous l'un de ses couchés de soleil qui devait renforcer le sentiment qui semblait envahir le cœur de la jeune femme. Pour ressentir à mon tour ces sensations et pouvoir les exploiter pour comprendre la logique qui régit un jour notre univers. Me parla-t-elle ensuite de Nedora la terre des hommes, là d'où elle venait, j'appris son périple aux frontières de Serkheim, je distinguais déjà dans mon regarde ce que l'on me décrivait, des piques et des plaines, des villages et des attitudes, des périodes et bien des changements. Je n'avais jamais voulu écouter ce que l'on écrivait et pourtant cette enfant me désignait des choses si factice jusqu'à lors.

Mon voyage se déroula dans une forêt celle des peurs, des bêtes des souvenirs, n'était-il pas écrit que la forêt d'Astora était hantée ? Ce n'était pas du moins ce que me raconta Maline, mais cependant à le remarque d'un vieil homme, la femme avait du défaillir de peur. Je m'arrêtais à ses informations, je ne savais si l'on me contait à présent d'autres histoires, mais je ne voulu en entendre d'autres. D'un geste calme, j'avais abaissé mon torse pour plonger ma main dans le courant, l'eau semblant m'emporter, je démultipliais mes livres. À l'instant présent, les descriptions de ceux-ci me semblaient tellement minimes par rapport aux récits de la vie, aux sillons qui se creusent en nous.

Je souriais d'une façon qui aurait pu être niaise, mais je ne m'arrêtais pas à ce détail préférant exprimer mes sentiments à travers mon être quel qu'en soit l'état dans lequel je paraitrais. Une courte pause se nota, comme un détachement, la fin d'un état et l'humaine m'adressa une réponse concernant le reste de mes questions, celles qui sont bien plus anodine je présume pour ce genre d'enfants, qui ne se présente que pour repartir ensuite. Je souriais à son âge, elle aurait au moins encore trente ans pour découvrir des beaux horizons. Qui sait, peut-être un jour viendrait-elle a poser son pied en territoire elfique, qui dirait quelle ne mettrait jamais les pieds aux bords de ce cours d'eau.

« Cette question a-t-elle un sens pour vous, je pense que oui, sinon l'auriez-vous posée ? Certes, pour moi l'âge n'a plus tellement de sens bien des siècles se sont écoulés et mon deuxième millénaire signera bientôt la fin de ma vie. Cependant, je puis vous répondre précisément que je possède deux mille vingt-sept ans. Vous ne serez qu'un souvenir que j'emporterai avec moi, il ne me reste bien moins d'une année à vivre, mais cela ne saurait que vous attrister ou vous rendre indifférente d'un tel sujet. Quand à votre âge, vous me semblez dans le meilleur que l'on puisse, jamais vous ne pourrez connaître de meilleure période pour découvrir ce vaste monde. Je ne mentirai en vous confiant que mon plus grand regret est de ne pas être partie quand j'en possédai le temps. »

Ce fut un long monologue, bien qu'il n'en soit réellement un, vu que mon interlocuteur m'écoutait fastidieusement. Cependant, cette réponse m'était venue de la façon la plus naturelle que je connaissais par une suite d'idée que je n'avais pu contenir en mon corps et qui avait atteint le point où elles devaient être connues. Je ne lui mentais pas en lui annonçant mon regret, jamais je n'en aurais d'autres, pas même celui de n'avoir pu donner la vie. Je soupirai doucement en me rappelant ce sujet, cette femme pouvait elle avoir un enfant ? Quelle question déplacée si je lui annonçai. Alors consciencieusement, je m'abstins d'en faire part.

Je gardai toujours ma main dans l'eau quant une douleur vive me saisit. Je senti mon sang s'échapper et l'eau entourant ma paume se teinta d'une couleur rosée. Ce n'était pas avec beaucoup de chance qu'un de ses poissons aux écailles coupantes - normalement totalement inoffensifs- m'avait coupé. Cela ne coulait pas à flot, mais la douleur était tout de même dérangeante. Quand ma main atteignit mes genoux, j'observais un triste entaille qui se rétracta quand j'appliquais ce qui me soignait autrefois. Cela m'était venu comme un réflexe et je ne doutais pas que cela échouerait. J'avais perdu ce don il y a plusieurs décennies maintenant.

C'est les yeux exorbités que je témoignais de la guérison presque instantanée de ma plaie, elle n'était pas très profonde, mais pour autant que je sache, ce genre de chose n'était pas des miracles. Des pensées se mêlèrent brièvement aux miennes, étonnée, j'examinais les alentours dans l'idée que quelqu'un parlait, peut être pouvais-je recevoir... Je ne sais trop, des phrases qu'une personne m'envoyait volontairement. Le brouhaha se tue. Peu à peu, je comprenais des mots, légèrement plus distincts. Je n'essayais pas de me concentrer dessus, mais le silence se faisant pesant, je ne pouvais que les entendre. J'ouvris la bouche pour parler.

« Fais-je peur, ou bien, ai-je l'air dangereuse, ne suis-je pas rien d'autre qu'une vieillarde en bonne état. Pourquoi m'avez-vous menti sur votre appellation ? Que craignez-vous donc en ces lieux ? »

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Mar 29 Jan - 16:42

Moins d'un an à vivre ? Cette phrase résonna dans le cœur d'Inari comme un glas funeste. A l'échelle humaine, c'était bien peu. Alors à l'échelle elfique, qu'est ce que cela représentait sinon moins que rien ?
Analis semblait en bonne santé et encore jeune pourtant ! Comment la mort pouvait elle emporter de tels êtres ? Conformément à la prédiction de l'elfe, Inari fut peinée d'apprendre la nouvelle. Quel cruel hasard les avaient réunies pour les séparer sans qu'elle puissent faire plus ample connaissance ?

Inari hocha la tête en signe d'acceptation des regrets qu'on lui confiait. Passer plus de mille ans cloitrée au même endroit ? Cela dépassait son entendement. Si elle même avait cette espérance de vie, elle douterait encore d'avoir le temps de tout faire en ce monde.

Un silence s'installa, chacune étant perdue dans ces propres méditations. L'elfe prenait tout son temps malgré l'urgence de son état. Chaque mouvement semblait le fruit d'un long calcul avec pour seul but l'élégance et le raffinement. Cet équilibre fut rompu lorsque d'un poisson égratigna Analis. Inari fit un pas vers elle pour voir la blessure de plus près et elle put la voir effectivement. La guérison fut instantanée. La magie était à l’œuvre.

Comme tout le monde, Inari détestait la magie et ceux qui la pratiquait. Trop de destins pouvaient se retrouver piétinés par la botte d'un mage capricieux. La magie était pour elle une arme qui se serait échappée de la main du destin et que quelques chanceux pouvaient utiliser à leur compte. Contre la magie, ni la ruse ni la force n'étaient efficaces ou alors il n'y avait aucun moyen d'en avoir l'assurance. C'était injuste.

Aussi, les poils d'Inari se hérissèrent sur sa peau à la vue de ce petit miracle, lui rappelant qu'elle était dans un lieux des plus étranges dont elle ignorait tout.

« Fais-je peur, ou bien, ai-je l'air dangereuse, ne suis-je pas rien d'autre qu'une vieillarde en bonne état. Pourquoi m'avez-vous menti sur votre appellation ? Que craignez-vous donc en ces lieux ? »


Cette remarque n'arrangea rien. Lisait-elle dans ses pensées ? Dans le doute, Inari exposa à nue ses pensées concernant la magie.


" Nous autres les humains, nous craignons l'inconnu car ce que nous ne connaissons pas peut nous tuer. La magie est la pire chose dans ce genre, dit-elle soudainement méfiante à nouveau. Je regrette qu'il vous reste si peu à vivre. Si j'avais un conseil à vous donner, ce serait de passer ces derniers moments avec ceux que vous regretterez et ceux qui vous regretterons.
Maintenant, j'en ai assez de cet endroit. Je vais trouver le moyen de me réveiller et retrouver ma vie normale. Cependant, sachez que je ne finirais pas comme vous. J'explorerais le monde comme bon me semble. Et je m'appelle Inari... "


Soudain, la luminosité augmenta rapidement. La végétation, l'eau et même Analis brillait de plus en plus, jusqu'à en devenir aveuglants. Inari mit une main devant ses yeux en terminant sa phrase...


" Niwen ! "


Dans son lit. Chez elle. C'était le matin, un peu plus tard que l'heure à laquelle elle se levait d'habitude. Elle s'assit sur son lit pour faire le point sur la nuit qu'elle avait passée loin d'ici. Elle se souvenait des moindres détails et de chacune des sensations qu'elle avait éprouvé là bas. Ce n'était donc pas un rêve ordinaire. Tant de questions se bousculaient encore... la première d'entre elle tenait en un mot : pourquoi ?

Elle ne le saurait sans doute jamais, aussi se dépêcha t-elle de se préparer pour aller travailler. Mais depuis cette nuit, cette petite routine ne satisfit plus Inari de la même façon et elle envisagea chaque jour un peu plus de partir à l'aventure. Jusqu'à ce qu'une nuit...



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Lun 25 Fév - 10:04
Cette intrusion rapide dans les pensées dans la jeune demoiselle avait réveillé en moi de nombreux souvenirs, me portant jusqu’à de lointaines rives et sa réponses ne m’apporterait plus rien qu’une chaleur vivante, l’ombre du vide passagé étant tout à fait rempli. J’avais toujours été calme et très sereine, sereine, oui. Mais cette fois-ci, je savais que je ne serai plus jamais emprunte de cette sensation et ce n’était point du calme qui venait s’enfouir au fond de mes entrailles petit à petit, mais bien une crampe de rancune et d’un autre sentiment indescriptible. La jeune femme se décida à répondre à mes questions et sa voix sonna aigue et fausse à mes oreilles, résonnant contre mes tympans comme un déchirement, je croyais que le monde allait s’effondrer dès que je me réveillerai.

Ne me disait-elle pas qu’elle et son peuple craignait l’étranger, alors s’ils craignaient ceci pourquoi le pourchassaient-ils, jamais ces personnes n’auraient de sens, finalement les livres avaient raisons sur un point. À présent, je me forçais de rester courtoise bien qu’elle appelle à sa propre vie et moi à ce rêve empoisonné. Progressivement, je sentis que ce surplus de vitalité qui imprégnait mon corps s’en allait, je sentais que je sombrais loin de cette luminosité trop glorieuse, m’enfonçant dans la noirceur d’une réflexion me poignardant et me torturant. Je ne pus que glisser vers le bas, comme une chute, une chute, dans celle-ci j’ouïe une dernière fois la voix de la demoiselle qui contrairement à quelques secondes plutôt, me sembla si cristalline et pure… Puis mon être fut pris d’un sursaut et je me retrouvais sur mon lit, à bout de souffle de cette chute sans fin.

La magie des lieux s’étaient envolée, et je savais que ce qui venait de ce passer n’était pas un rêve. La magie était vraiment partie et ma main était tailladée là où le poisson était passé. J’émis un soupire étranglé qui se transforma en un sanglot, jamais je n’avais eu de regret, c’était un sentiment qui m’était complètement inconnu et que je n’arrivais pas à chasser. Mon premier sanglot donna la suite à des tremblements et des larmes disgracieuses, loin d’ici, une femme voyait sa vie enrichie et ouverte à son destin et ma vie quant à elle se refermait alors que je voulais faire tant de choses encore. Crispée, dépourvue, je perdais pied de ce rêve durant bien des jours, avant de m’en remettre.

[Fin du RP]

[J’ai mis du temps à clore de mon côté, mais j’avais pas le temps ^^]

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