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Origine des Nocturnes (Vampires)
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FONDATEUR

Perso
Description: Le Maître des Sceaux, aussi appellé « L'omniprésent », est une entité qui ne fait pas partie du cycle de la vie et du temps. Il est hors de l'univers et tout ce qui l'entoure. Ce personnage anthentique et mythique observe le monde dans l'ombre et le regarde évoluer depuis maintenant des millénaires. Les anciens écrits font référence à lui comme étant « la mort » qui apparaîtra seulement aux êtres rendant leur dernier souffle.
Localisation : Néant.
Messages : 133
Date d'inscription : 30/09/2012

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Mar 11 Déc - 16:22
Hialmar au cœur sanglant



En ces temps reculés, les tragédies les plus sinistres virent le jour, et le sang couvrit la terre tandis que les êtres s'entretuaient sous d'obscures influences.


Ô Irmo au doux chant, conte-moi l'histoire d'Hialmar au cœur sanglant, d'Hialmar au cœur brisé. Conte-moi l'histoire de celui qui par le destin fut frappé, si cruellement que son cri de détresse résonne encore a travers nos âges. Conte-moi l'histoire des loups et des elfes, et celle de l'Obscur. Ô Irmo, second fils du Néant, conte-moi enfin, l'histoire du Noir Sire.


En des temps aujourd'hui révolus, sur des terres fertiles et travaillées par les pauvres fermiers du village de Ferhing, Hialmar naquit des entrailles de Lei. Il grandit, s'éduqua, et devint un jeune et fringant fermier, au torse bien fait et aux cheveux d'or. Il était charmeur et son sourire comme ses possessions en amenait plus d'une à tenter de le séduire. Lorsqu'il le jugea bon, il prit femme, lui bâtit une maison et eut deux enfants d'elle. A 23 ans, sa famille était constituée et les étoiles ne semblaient pas pouvoir lui être plus favorables.
Hialmar était brave et bon. Pourtant, d'aucun affirmaient que la folie l'habitait. Lors de brèves altercations avec d'autres fermiers, il n'était pas rare de voir Hialmar frapper cruellement ses adversaires. Nul, pas même le forgeron Leif, n'osait se mesurer à lui, même dans un match amical.

Ils vécurent ainsi simplement Hialmar observant ses deux enfants grandir. Puis il y eut des troubles a la frontière, des Elfes et des Hommes furent tués. Et une ombre sinistre se profila dans le lointain, menaçant d'engloutir Ferhing.




Leurs pères et leurs frères avaient succombé sous les lames et la magie fruste des hommes. Pleins de morgue et d'incompréhension, les Sylvestres marchèrent sur Fehring, déterminés à appliquer un châtiment. D'abord venait Illarion, le frère aîné, aux cheveux de soie. Sa beauté n'avait d'égale que sa grâce et sa maîtrise de la lance. Derrière-lui, habité de sombres pensées se pressait Nervath, le cadet qui traînait Remords, sa fière lame, comme on traîne le fardeau de toute une vie. Puis venait l'illustre Reth, le Réflèchi, bon archer et adepte des Arts naturels. Tous trois étaient fils de Llor, le bon artisan, qui avait trouvé la mort lors d'une escarmouche quelques jours auparavant. Ce jour-là ils s'avançaient en vengeurs, ces trois Elfes pareils aux dieux et pleins de colère. Et la Forêt, leur mère, faisait entendre ses pleurs alors qu'ils la quittaient pour toujours.

Et Ferhing était sur leur chemin.




-Mon frère, que vois-tu? Toi qui à l'oeil de l'archer infaillible, dis-nous, qui sont ces créatures vivant dans cet amas de bois et de métal ?
-Illarion mon frère, mes yeux ne me trompent pas, ce sont bien là-bas de ces êtres méprisables à qui nous devons notre deuil.
-Alors c'est décidé mes frères. Ce soir, nous rirons par-dessus leurs cadavres.
-Garde-t'en Nervath. Je ne distingue pas parmi ces hommes de guerriers pareils a ceux qui nous ont outragés. Ils ne font que cultiver la terre et s'en nourrir.
-Ils n'en méritent pas moins notre courroux ! N'oublie pas que ces êtres sont affreusement pervers: Ils feraient combattre des enfants ! Enfants qui, s'ils grandissent un jour, pourfendront les nôtres de toute manière. Peut importe qu'ils puissent combattre ou non. Si nous n'agissons pas, notre peuple en paiera les conséquences.
-Apaise ton cœur, Nervath. N'agissons pas par passion ou colère. Remords n'a pas aussi soif de sang que toi. Ces gens sont innocents...
-Ils seront innocents jusqu’à ce que les soldats viennent prendre les enfants et armer les adultes. Ne te voile pas la face mon frère, notre peuple ne s'est jamais trouvé confronté a pareille menace. Nous devons frapper fort là ou nous le pouvons.
-Non, où alors nous leur deviendrons semblables. Je veux retourner dans notre forêt, frère. Je ne veux pas me souiller.
-Nous leur sommes devenus semblables a l'instant où nous avons plongé notre métal dans leur chair impie. Il est trop tard pour reculer mes frères, et ce village est une menace.

Spoiler:
 


Alors ils marchèrent contre Ferhing, pleins d'orgueil et de fiel. Nervath d'entre eux fut le plus féroce, Remord en sa main ne connut pas le repos. L'acier fit entendre sa chanson tandis que les trois guerriers plongeaient le petit village dans une tuerie sanglante. Tous périrent, homme, femme et enfant, leur sang éclaboussant le visage impassible des trois guerriers. Ce jour-là, les trois frères devaient allumer un feu qui jamais ne s'éteindrait.Ce jour-là, les guerriers sentirent leurs oreilles se fermer a jamais au doux fredonnement de leur mère la Forêt.

Ce jour-là, Hialmar bascula.



La nuit est tombée sur la scène pareille à un oiseau de proie. Le jeune homme à la barbe et aux cheveux blonds court parmi les ruines fumantes et les cadavres entrelacés. Il hurle des noms. Le nom de qui, le nom de quoi, il ne sait plus. Il sait simplement qu'il va continuer à hurler leurs noms jusqu’à ce que la mort le prenne. C'est tout ce qu'il peut faire pour eux désormais, et la folie inonde son cœur. Il n'est plus qu'une plaie ouverte, qui s'ouvre un peu plus à chaque seconde. L'homme tente de soulever une pierre qui écrasait un enfant. Il échoue et s'effondre dans la cendre. Il se relève en trébuchant, s'appuie contre un mur calciné, qui s'écroule. Il s'aperçoit qu'il est tombé sur le cadavre de sa femme, tuée net d'une flèche dans l’œil. Près d'elle, le corps de son premier fils, carbonisé.
Hialmar gémit, et se couvrit la face de cendre, les mêlant à ses pleurs.


La lune froide verse au loin sa pâle flamme.


Et la plainte sanglante d'Hialmar emplit la voûte céleste de sinistres échos.


Tous sont muets. Les sanglots seuls de l'homme troublent le silence qui habite les cendres.



L'Obscur choisit ce moment pour apparaître devant le supplicié. Il emprunta leur matière aux cendres afin de se dresser devant le jeune homme. De sa voix d'or et de miel, il parla. De sa langue de flammes, il acheva d'embraser l'âme meurtrie du jeune homme


Hialmar reste interdit devant l'apparition. Les Cendres semblent avoir pris vie et devant lui à présent se tenait un...Homme ? Quoi que ce fût, ça en avait la forme. En lieu et place d'yeux, deux braises tremblotantes. Et de bouche, point.

-Hialmar au doux teint, brave parmi les braves. Je te vois en pleine détresse et mon cœur est triste.

-Qui...Qu'êtes-vous ? Êtes-vous un démon, de ceux qui ont commis ces atrocités ?!!

-Je suis le Père des Cendres.

-Que m'importe ?!! Tous les miens sont morts, et je les suivrai !! Disparaissez si vous ne comptez pas m'y aider, être de poussière !

-Mesure tes propos, petit homme. Les coupables de cette ignominie sont les Fils de la Forêt, ma vieille ennemie. Ne désires-tu pas t'en venger ? Ils sont valeureux, et aucun homme ne peux les atteindre à présent, mais... Je peux te donner ce pouvoir, Fils de Lei.

-Tu connais mon cœur, Esprit ! Je brûlerai cette forêt sans en épargner la moindre racine si j'en avais le pouvoir ! Sois trois fois béni si tu peux m'apporter cette vengeance !!

Je peux faire de toi un Créateur, et un Destructeur Hialmar. Celui qui crée domine, tout comme celui qui peut détruire. Je peux faire de toi un être de légende, longtemps craint et adoré. Je peux faire de toi mon Héraut.

-Fais ! Je te laisse volontiers mon cœur si tu peux faire de moi ce que tu dis !

Et ce furent les dernières paroles d'Hialmar le Fermier.

L'être de de cendres s'effondra laissant résonner un ricanement désincarné et le jeune homme s'effondra, pris de convulsions.


Sous les cieux froids, il hurla longtemps.




Les frères progressaient en hâte, leur forêt leur manquait. Lorsqu'ils atteignirent la pinède, ils accélérèrent encore, grimpant aux arbres et sautant de branches en branches avec la grâce féline inhérente aux leurs.
Jusqu'à ce que le Noir Sire les rattrape.



Il pleuvait.

Nervath Illarion et Reth bondissaient de branches en branches sous la pluie. Aucun ne parlait de ce qui s'était passé. Le sang coulait encore de leurs armes. Seul Nervath semblait s'en accommoder.

Au loin le tonnerre retentit.

Puis, un éclair. En face d'eux, sur une branche, se tient un homme, torse nu sous la pluie, le visage caché dans l'ombre. Il à des cheveux d'Or.

Les trois frères stoppent net leur course. Reth mets l'inconnu en joue tandis qu'Illarion et Nervath se mettent en garde. Ce n'est pas un elfe.

-FILS DES ARBRES !

Nervath n'est pas sûr d'avoir bien entendu. Le tonnerre doit l'avoir induit en erreur.

Un nouvel éclair perce la pénombre.


Devant eux, il n'y a plus personne.

L'Elfe sent Remords vibrer dans sa main alors qu'il reste interdit. Un cri déchira la nuit. Il faut quelques instants à Nervath pour réaliser.

-Reth !!

Illarion et son frère se précipitent vers l'archer, affalé au pied de l'arbre, brisé par sa chute. Il à la poitrine défoncée. Du sang survient à la commissure de ses lèvres. Ses frères le redressent, et, agonisant, il à le temps de murmurer :

-Les ombres le suivent...

Son visage parfait se crispe, et Reth au Trait Leste rendit l'âme. Nervath hurle son défi a leur agresseur tandis qu'Illarion ferme les yeux de leur frère mort.

Ils sont seuls sous les arbres. La pluie leur masque la plupart des sons, et seule la foudre leur permet d'entrevoir de temps à autre ce qu'ils croient être la créature.

"Quel genre d'être pourrait tuer un Sylvestre sans se faire voir ?"


Illarion le vit soudain. Non loin d'eux, il était apparu, toujours torse nu et et sans armes. L'Elfe cria pour prévenir son frère et chargea, lance en avant.

L'être bondit à une vitesse surnaturelle et disparut du champ de vision de l'Elfe. Il n'eut pas le temps de se retourner qu'un autre cri retentissait.

Nervath venait d'être cloué au pin le plus proche par sa propre arme. L'être était face à lui, impassible. Soudainement, il retira l'arme. L'elfe s'effondra sans un mot.

Illarion et le monstre restèrent immobile encore quelques instants.

-Approche, chien. Ma femme et mes enfants réclament ton sang.

La lumière se fit dans l'esprit d'Illarion. Un rescapé de Ferhing. Mais...Comment était-ce possible ? Une telle puissance, accordée à un humain ? Quelles forces étaient à l’œuvre ?

L'homme s'avança, la lame rouge de Remords à la main.


Illarion se mit en garde, invoquant les mânes de ses ancêtres. Une douce chaleur vint le trouver et il se sentit plus fort, plus sûr de lui.

Mais cette sensation s'évanouit dès qu'il croisa les yeux de braises d'Hialmar. Son sourire dévoila ses crocs alors que l'Elfe s'en remettait une dernière fois à ses dieux.


-Commençons.



Illarion aux cheveux de soie était un brave parmi les braves, et sa lance ne connut pas de repos. Mais Remords, guidé par l'infaillible poigne d'Hialmar, trouva le défaut dans sa garde, et mit fin à son existence après une heure d'affrontement. Ainsi périt le dernier et le premier des trois frères, occis par la lame de son cadet. Alors qu'il vivait encore, il délivra ces derniers mots de défi à son vainqueur :

Moi, je meurs. Mon esprit coule par vingt blessures.
J'ai fait mon temps. Buvez, ô loups, mon sang vermeil.
Jeune, brave, riant, libre et sans flétrissures,
Je vais m'asseoir parmi les Dieux, dans le soleil !



Le dernier des fils de la Forêt à fermé les yeux pour toujours et Hialmar sent sa colère s'envoler, le laissant avec son chagrin. Il ne peut détacher son regard de Remords, la sinistre lame qu'il à volée à cet Elfe. Il est horrifié par ses actes, par la puissance que l'être de cendres à mis entre ses mains. Cette force. Cette rapidité. Jamais il n'a rien ressenti de pareil. Grisant. Mais pour le prix de son âme. Au fond de lui, il savait qu'il venait de se condamner à une éternité de servitude jusqu’à ce qu'on l’abatte.


-Père des Cendres ! Sois maudit !

Le tonnerre gronda a nouveaux, portant la réponse de l'Obscur.

-N'es-tu pas reconnaissant de mon don, petit homme ?

-Pourquoi le devrais-je ? Tu m'as condamné à la solitude !

-Je t'ai condamné au Pouvoir, il est vrai. Mais souviens-toi de tes propres paroles. Tu t'es damné de ton propre chef. A présent que tu es là, d'autres basculeront, feront face à leurs propres abîmes. Ils seront jeunes, terribles et perdus, comme toi. Fais-en tes compagnons, et conquiert un territoire. souviens-t'en jeune humain, je te donnes le pouvoir. Fais-en bon usage.

Hialmar se tut et s'effondra, serrant Remords contre lui, entaillant sa chair. Il resta prostré jusqu'au jour. Il s'aperçut que le Soleil brûlait sa chair, alors il se dissimula parmi les arbres.

Et lorsque la nuit survint, il partit, loin des Elfes et des hommes, trouver ces compagnons que le Père lui avait promis.

Il emporta Remords avec lui, pour se souvenir de ce jour pluvieux et des noirceurs qu'abrite la Nuit. Il disparut à l'Horizon. Le monde apprendrait bientôt son existence, et qu'il le veuille ou non, l'Effroi se répandrait.


Signature

 

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